Le marché suisse des actions (SMI) a terminé la semaine dernière en nette hausse à 10’737 points (+1.7 %). Le rallye du dernier trimestre a pris de la vitesse. Tous les autres marchés européens ont à nouveau connu une progression nettement supérieure que le SMI. C’est ainsi que depuis le début du mois, l’Euro Stoxx 50 (+6.9 %) a progressé deux fois plus que le SMI (+3.3 %). Les poids lourds du SMI comme Nestlé, Roche et Novartis ne font actuellement pas du tout l’objet des faveurs des investisseurs. La situation est très différente pour des actions comme celles de Microsoft et Apple, dont les cours ont connu une progression encore plus importante que l’indice technologique américain Nasdaq (+9.8 %) depuis le début du mois.
Cela s’inscrit dans le contexte du pic des taux d’intérêt qui a été atteint aux États-Unis ainsi que dans celui de l’atterrissage en douceur de l’économie américaine. Un nombre croissant d’analystes pensent qu’il n’y aura pas de récession. Au cours de ces derniers jours, les marchés financiers se sont de plus en plus fondés sur ce scénario principal. En Suisse, certains investisseurs doutent manifestement de ce scénario et restent donc prudents.
Après une très forte croissance réelle au troisième trimestre (+4,9 %), les États-Unis donnent des signes du ralentissement tant espéré. Plus de la moitié du quatrième trimestre est déjà derrière nous et pourtant, le taux de croissance a probablement déjà diminué de moitié. C’est à tout le moins ce qui ressort des données conjoncturelles et des données des entreprises. Par exemple, le nombre de premières demandes hebdomadaires d’allocations-chômage a augmenté davantage que prévu, ce qui est un signal positif pour la politique monétaire. En outre, la production industrielle américaine a reculé plus fortement que prévu en octobre, ce qui a également correspondu à ce que l’on espérait secrètement. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les mauvaises nouvelles en provenance de l’économie américaine constituent actuellement de bonnes nouvelles.
La stabilité des prix observée en octobre aux États-Unis est également réjouissante. Elle doit être considérée comme un indice du succès des hausses de taux d’intérêt courageuses et précoces décidées par la banque centrale américaine, la Federal Reserve. Au cours des 12 derniers mois, les prix à la consommation n’ont plus augmenté que de +3.2 % au total, et de +2.9 % dans la zone euro. Comme les taux directeurs de la politique monétaire sont beaucoup plus élevés, l’on peut progressivement commencer à réfléchir à une baisse des taux d’intérêt, car les banques centrales ont toujours également pour objectif d’éviter la déflation. Des deux côtés de l’Atlantique, les dernières tendances des prix départ usine sont déjà déflationnistes et les cotations du pétrole brut évoluent à la baisse, c’est-à-dire que tout semble indiquer une poursuite, voire une intensification des tendances désinflationnistes et déflationnistes.
Pour le reste, le cours de l’entreprise de la tech de Thalwil, u-Blox, a connu une évolution réjouissante (+14 % depuis le début du mois). Le principal actionnaire de Holcim, Thomas Schmidheiny, y a fait son entrée avec son Family Office comme investisseur à long terme. Il convient également de mentionner la performance de Siemens (+19 %). Le groupe industriel à la pointe de la technologie affiche de nombreuses activités commerciales en plein essor, lance un vaste programme de rachat d’actions et est en mesure d’augmenter son dividende de plus de 10 %.
«Cash is King» n’était pas la bonne recette pour l’année 2023. Et ceux qui se réjouissaient des taux d’épargne ont été contraints de constater récemment que ces taux étaient déjà repartis à la baisse et qu’ils étaient de toute façon nettement inférieurs au taux d’inflation. En revanche, en cette fin d’année traditionnellement favorable, les placements en titres se révèlent particulièrement rentables. La plupart de nos actions sélectionnées de manière disciplinée affichent jusqu’ici un rendement positif.
La hausse récente du cours des actions de KKR (+21 % depuis le début du mois), Partners Group (+18 %) et Mutares (+14 %) a été particulièrement impressionnante. Ces entreprises disposent dans leurs portefeuilles du marché privé de nombreuses perles qui vont bénéficier de manière considérable des perspectives de baisse des taux d’intérêt. En outre, dans le cadre de la sélection des entreprises, toutes trois tiennent compte depuis longtemps de la mégatendance à la numérisation qui, enrichie par l’intelligence artificielle générative, devrait entre-temps s’avérer particulièrement rentable. En tous les cas, il y a lieu de s’attendre pour l’année prochaine à une nette reprise des rachats d’entreprises et des entrées en bourse, ce qui sera favorable aux gestionnaires d’actifs du marché privé.
En dépit d’une croissance du bénéfice de +13 %, le groupe ophtalmologique Alcon n’a pas réalisé certaines estimations des analystes, même si nous avons pu nous réjouir de l’expansion de ses marges et de la confiance dans le potentiel de la Chine, de l’Inde et des marchés d’Asie du Sud-Est. Chez Zurich Insurance, des mesures de réduction des risques sont prises sur l’important marché américain, ce qui devrait permettre de pérenniser plus facilement la croissance annuelle du bénéfice par action de 8 %. En plus du management, du modèle d’affaires et de la stratégie, nous estimons que le rendement sur dividendes de 6 % est attractif pour rester investi.
Après un automne mitigé, les estimations de bénéfices pour les trimestres à venir sont à nouveau en hausse. Sous réserve de la survenance d’un événement géopolitique imprévisible, la tendance favorable aux actions devrait se poursuivre, car la réduction du facteur d’escompte annonce une embellie pour les bénéfices futurs. En effet, la plupart des investisseurs institutionnels et privés restent sous-pondérés en actions, car ils avaient tablé sur une récession et une baisse des cours. Notre sélection d’obligations a également entamé sa reprise, et elle contribue désormais sensiblement au rendement positif de nos solutions de portefeuille.
Conseil consultatif en matière économique et financière de Zugerberg Finanz – janvier 2024
Le mardi 16 janvier et le jeudi 18 janvier 2024 aura lieu la 32e édition du Conseil consultatif en matière économique et financière de Zugerberg Finanz au Theater Casino de Zoug et au KKL de Lucerne.
Le programme et les modalités d’inscription vous seront communiqués à une date ultérieure sur notre site Internet.
Séance d’information pour particuliers en suisse-allemand – Placer son argent est aussi une question de confiance
Le jeudi 1 février 2024 auront lieu chez nous au Lüssihof deux séances d’information destinées aux particuliers. Ces séances s’adressent principalement aux personnes qui souhaitent faire plus ample connaissance avec notre organisation.
De plus amples informations et les modalités d’inscription vous seront communiquées à une date ultérieure.
Ateliers de l’économie de Zugerberg Finanz à l’intention des jeunes – mars 2024
Enthousiasmer et motiver les jeunes ! Samedi 9 mars 2024 et samedi 16 mars 2024, nous organisons deux ateliers d’une journée pour les jeunes, sous les titres «Fascination économie» et «Fascination bourses et marchés des capitaux». Ces ateliers d’une journée peuvent être suivis séparément, et s’adressent aux jeunes âgés de 13 à 17 ans.
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