Les marchés des actions ont réagi avec sang-froid à la nouvelle escalade de la situation au Proche-Orient. L’indice phare Swiss Market Index a débuté la semaine avec une légère baisse (-0.5 %) pour le dernier trimestre. Le Swiss Bond Index est resté stable, de même que le franc suisse. Sans surprise, les cours du pétrole brut ont augmenté la semaine dernière, bien que de manière relativement modérée. En raison de la flambée des tensions géopolitiques, la volatilité devrait augmenter quelque peu, mais l’environnement reste positif pour les actions, l’immobilier et les infrastructures, ainsi que pour les obligations d’entreprises.
Aux États-Unis, le marché du travail reste intact. Tout est prêt pour que la banque centrale américaine puisse procéder à la prochaine baisse des taux, deux jours après les élections présidentielles américaines, le 7 novembre prochain. Du fait de la robustesse de l’économie, la baisse devrait plutôt s’élever à 25 points de base, car les dernières données macroéconomiques ont surpris positivement. C’est pourquoi la largeur des marchés boursiers américains s’est également accrue. Au cours de ces trois derniers mois, l’indice technologique du Nasdaq (-1.5 %) a traversé une phase de consolidation, alors qu’au sein de l’indice du Dow Jones (+7.4 %), ce sont surtout les entreprises traditionnelles qui ont brillé à l’image de 3M (+33 %), Home Depot (+23 %), McDonald’s (+23 %) et Walmart (+18 %).
Certains s’étonnent de la situation en Chine, où le parti communiste tente désespérément de maintenir l’économie strictement réglementée sur la voie de la croissance par le biais d’impulsions monétaires et fiscales. Dans ce pays, une grande partie de l’économie souffre de surcapacités, de gouvernements locaux surendettés, de prix de l’immobilier trop onéreux et d’infrastructures surinvesties. La grande absente est la tendance à la consommation. En raison de la politique de l’enfant unique, la société traverse un processus de rétrécissement inédit. En l’absence d’un système de prévoyance vieillesse étatique, le taux d’épargne est élevé et il ne reste que bien peu pour la consommation. Au vu des nombreuses incertitudes économiques (suppressions d’emplois, réductions de salaires, chômage), de nombreux Chinois (proches de l’âge de la retraite) sont plus enclins à épargner qu’à consommer. Par ailleurs, le gouvernement chinois a traditionnellement beaucoup investi dans les infrastructures et les entreprises publiques, ce qui maintient la part de la consommation dans le PIB à un niveau relativement faible de 38 %, contre 60 % à 70 % dans la plupart des pays développés.
La situation se présente sous un jour très différent en Inde, où la croissance de la main-d’œuvre est nettement plus forte qu’aux États-Unis. Les ménages indiens dépensent leur revenu, alléchés par la perspective d’un travail plus rémunérateur pour le lendemain. Cette dynamique stimule l’ensemble de l’économie nationale et se manifeste par l’exportation de services attrayants. Il y a peu, Swiss Re, le deuxième plus grand réassureur du monde, a renforcé son partenariat dans le domaine informatique avec la société indienne Tata Consultancy Services (TCS) pour la fourniture et la gestion des 18’000 ordinateurs de bureau du réassureur. La responsable technologique de Swiss Re a indiqué avoir choisi TCS afin de pouvoir profiter de son expérience dans le secteur de l’assurance, de son partenariat avec Microsoft Azure et de ses connaissances dans la réalisation de programmes de transformation similaires.
La dépendance européenne face au pétrole, au gaz et au charbon reste intéressante, même pour l’approvisionnement en électricité. Les sources d’énergie renouvelables que sont l’eau, le vent et le soleil sont loin d’être suffisantes pour couvrir les besoins. En Suisse comme dans le reste de l’Europe, de nouveaux projets sont bloqués. Dans l’UE, un peu plus de 14 gigawatts (GW) de centrales électriques fonctionnant au pétrole sont installés, contre 189 GW d’installations fonctionnant au gaz naturel et 54 GW d’installations fonctionnant au charbon, et une capacité éolienne installée d’environ 195 GW.
Les parcs éoliens doivent souvent être arrêtés parce qu’il n’est pas possible de stocker l’électricité et que les capacités de transport d’électricité font défaut. Il est également fréquent que des communes suisses empêchent l’installation de postes de transformation. Chez nous comme dans la plupart des pays européens, le réseau électrique atteint la limite de ses capacités. Pourtant, le peuple s’est exprimé en faveur d’une multiplication par cinq de la quantité d’énergie solaire produite d’ici 2035, conformément à la nouvelle loi sur l’électricité adoptée le 9 juin dernier.
Autrefois, le fait que la Suisse dispose de sources d’électricité fiables et de prix de l’électricité bon marché constituait la principale raison pour une industrie de s’installer dans le pays. Les usines de filature ont été les premières à en bénéficier. La naissance de Nestlé et son implantation de la production de lait condensé à Cham s’inscrivaient également dans ce contexte. Aujourd’hui, voir l’infrastructure de réseau existante atteindre ses limites est source d’inquiétudes. Conséquence, les propriétaires doivent attendre des années pour pouvoir raccorder leurs installations solaires.
Et là, quelque chose ne tourne pas rond. En Europe, nous sommes encore loin d’avoir décarbonisé la production d’électricité. Et nous ne sommes pas les seuls : en Chine, la production d’électricité issue du charbon continue à se développer. Actuellement, la Chine met en service deux nouvelles centrales à charbon par semaine, en particulier pour répondre à l’essor de la mobilité électrique, qui a engendré un boom du charbon. Les capacités chinoises de production d’électricité au charbon de 1’100 GW dépassent largement celles de l’Inde (240 GW) et des États-Unis (200 GW). Ce faisant, on constate que la plupart des véhicules électriques en service dans le monde sont alimentés indirectement par de l’énergie fossile : du charbon à la place de l’essence, une promesse d’avenir, vraiment ?
Séance d’information pour particuliers en anglais – Trust in Transparency
Le jeudi 22 octobre 2024, à 18h00, aura lieu chez nous une séance d’information pour particuliers en anglais. Cette séance s’adresse aux personnes anglophones qui souhaitent se faire une idée de notre entreprise, sans aucun engagement.
Vous pouvez vous inscrire dans la section en anglais de notre site Internet.
Foire de Zoug 2024
Cette année, nous serons à nouveau présents à la foire de Zoug. La plus importante exposition d’automne de Suisse centrale pour le commerce et l’industrie aura lieu du samedi 26 octobre au dimanche 3 novembre 2024 sur le site du Stierenmarkt à Zoug. Nous nous réjouissons de vous rencontrer à nouveau à la foire d’automne de Zoug pour bavarder et partager un verre de vin.
Pour plus d’informations, cliquez ici (en allemand).
Séance d’information pour particuliers en suisse-allemand – Placer son argent est aussi une question de confiance
Le jeudi 14 novembre 2024 à 18h30 aura lieu chez nous au Lüssihof notre prochaine séance d’information destinée aux particuliers. Cette séance s’adresse principalement aux personnes qui souhaitent faire plus ample connaissance avec notre organisation.
Vous trouverez des informations plus détaillées à ce sujet ainsi que les modalités d’inscription ici :
S’inscrire (en allemand)