Rapport hebdomadaire 23/2021

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Les actions suisses ont toujours le vent en poupe

Le mois de juin a bien commencé. Le Swiss Market Index (SMI) a terminé la semaine dernière à 11 570 points, soit 1,3 % de plus que la semaine précédente. Les trois poids lourds du SMI Nestlé (+1,6 %), Roche (+1,4 %) et Novartis (+1,8 %) y ont grandement contribué. Mais toute une série d’actions suisses disposent d’une bonne qualité bénéficiaire et d’une grande résilience: nous leur accordons encore beaucoup de crédit pour les trimestres à venir.

Notre approche, consistant à miser sur la qualité parmi les valeurs technologiques, a également eu des effets positifs. La semaine dernière, Nvidia (+8 %) et Samsung (+3 %) ont fait bonne figure avec leurs chiffres. Nvidia, le plus grand fabricant américains de puces électroniques en termes de valeur marchande, a annoncé des prévisions optimistes quant à la demande de puces utilisées dans les ordinateurs et centres de calcul. L’action a progressé de près de 35 % depuis le début de l’année.

La semaine dernière, le cours d’u-blox (+16 %) a enregistré la plus forte évolution. L’entreprise, qui compte 1100 employés à Thalwil (entre Zurich et Zoug), développe des puces électroniques pour le positionnement des voitures, des taxis, des scooters, etc. Ses carnets de commande sont bien remplis. Il n’a encore jamais vu une reprise aussi forte, a rapporté le CEO Thomas Seiler la semaine dernière, tout en relevant les prévisions de chiffre d’affaires et de bénéfices bruts pour l’exercice en cours. Néanmoins, la pénurie d’approvisionnement dans l’industrie durera encore longtemps.

L’évolution dans le secteur de l’électromobilité a été intéressante. Tesla a passé une semaine noire (-5 %), tandis que Volkswagen (+6 %) a progressé. Durant les cinq premiers mois, le groupe Volkswagen a réussi à dépasser Tesla en matière de chiffre d’affaires – avec une grande diversité de modèles, ce qui de toute évidence est bien reçu sur le marché L’attention portée depuis des mois par les médias chinois à la sécurité des véhicules de Tesla ainsi qu’à la saisie et au stockage des données de la société a suscité de vives inquiétudes. Dans un premier temps, l’enthousiasme autour des perspectives chinoises de Tesla s’est effondré, puis ce fut au tour de la demande. Aux Etats-Unis, le chiffre d’affaires de Tesla stagne déjà depuis 2018.

En ce qui concerne la Chine, les investisseurs devront y réfléchir à deux fois. La Maison-Blanche agit à l’encontre de la République populaire avec une rigueur jusque-là inattendue, cette dernière utilisant les technologies nationales et internationales pour contrôler les minorités religieuses et ethniques, et favoriser les actes de répression et les graves atteintes aux droits de l’Homme. Nous attendons avec grande impatience le sommet de Joe Biden et de Vladimir Poutine qui se tiendra à Genève la semaine prochaine.

 

Sujet de la semaine : Joe Biden se montre dur vis-à-vis de la Chine

Depuis le départ du président américain Donald Trump, la volatilité sur les marchés boursiers s’est nettement atténuée. Ses tweets ne manquent à presque aucun investisseur. Ils ont sans cesse provoqué des fluctuations inattendues sur les marchés des capitaux, même quand ces informations étaient des «fake news» de toute évidence.

Désormais, il est de plus en plus évident que Joe Biden a une politique plus dure envers la Chine; «pour garantir la sécurité et les valeurs démocratiques Etats-Unis et de nos alliés». Toutefois, cette politique ne se suit pas à l’aide de tweets mais au moyen de décisions gouvernementales basées sur des faits. Jeudi dernier, la Maison-Blanche a publié à Washington une liste noire de sociétés chinoises dans lesquelles les entreprises basées aux Etats-Unis (banques, compagnies d’assurance, caisses de pension, fonds de pension) ne sont plus autorisées à investir. Il en va de même pour les banques suisses avec leurs sociétés aux USA. Au final, il faudra s’attendre à ce que toutes les banques qui ont des relations avec les Etats-Unis se fient à cette liste.

Une liste qui contient des noms tonitruants, comme le géant technologique Huawei, le concurrent ferroviaire de Stadler CRCC et le groupe pétrolier public CNOOC. A partir du 2 août, les Américains ne pourront plus investir dans ces entreprises. S’ils le sont déjà, ils auront 12 mois pour vendre leurs parts. Il en va de même pour Blackrock et les autres fournisseurs d’ETF. Ceux-ci investissent aveuglément et sans mauvaise conscience, conformément à leurs directives de placement, dans des pays qui, preuve à l’appui, commettent de graves atteintes aux droits de l’Homme.

Le président américain Joe Biden est sérieux quand il incite à lutter contre «l’autoritarisme» dans le monde. La Chine met en péril «l’ordre fondé sur des règles qui garantit la stabilité mondiale». Le fait que Biden charge le ministère des Finances dirigé par Janet Yellen de surveiller la mise en application a pour effet d’accentuer le poids des sanctions de manière crédible.

Les rendez-vous importants des semaines à venir

7 juin 2021 Allemagne / zone euro: entrées de commandes pour l’industrie (mai) / indice Sensix de confiance des investisseurs (juin)
8 juin 2021 Allemagne / zone euro: situation actuelle et perspectives conjoncturelles du ZEW (juin)
9 juin 2021 Allemagne / zone euro: balance commerciale et courante (mai) / décision concernant les taux directeurs de la BCE
10 juin 2021 Etats-Unis: confiance des consommateurs de l’Université du Michigan (juin)

Actualités

Pourquoi nous avons deux fonds obligataires «personnels»

Il nous est arrivé à plusieurs reprises que l’on nous demande pourquoi nous travaillons avec des fonds et non pas avec des titres individuels en matière d’obligations, comme c’est le cas avec les actions. Les fonds ne sont soi-disant pas transparents, ils génèrent des coûts et, la plupart du temps, ils ne permettent pas d’amortir les frais. Des propos que nous approuvons sans hésitation dans de nombreux cas, en particulier pour un grand nombre de fonds d’actions et de fonds spéculatifs.

Cependant, en matière d’obligations, autrement dit d’emprunts, ceci est une toute autre histoire.

Il y a dix ans, nous détenions aussi des titres obligataires individuels. Pour 10 000 francs suisses, nous achetions l’obligation de l’entreprise X et pour 20 000, celle de l’entreprise Y, pour 10 000 de plus, celle de l’entreprise Z. De cette façon, nous répartissions un montant de 300 000 francs suisses sur 20 à 25 obligations. La diversification était garantie, la qualité des débiteurs était représentée par l’investment grade. A cette époque, les taux d’intérêt étaient encore positifs dans ce segment de débiteurs.

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Données du marché

Marchés d'actions depuis 31/12/2020
SMI 11'570.7 +8.1%
SPI 14'918.6 +11.9%
DAX € 15'692.9 +14.4%
Euro Stoxx 50 € 4'089.4 +15.1%
S&P 500 $ 4'229.9 +12.6%
Dow Jones $ 34'756.4 +13.6%
Nasdaq Composite $ 13'814.5 +7.2%
MSCI EM $ 1'381.6 +7.0%
MSCI World $ 2'997.4 +11.4%
Marchés obligataires depuis 31/12/2020
SBI Dom Gov TR 227.0 –5.6%
SBI Dom Non-Gov TR 119.9 –0.1%
Marchés immobiliers depuis 31/12/2020
SXI RE Funds 495.1 +2.4%
SXI RE Shares 3'196.4 +4.6%
Matières premières depuis 31/12/2020
Pétrole ($/Bbl.) 69.6 +43.5%
Or (CHF/kg) 54'696.7 +1.2%
Cours de change depuis 31/12/2020
EUR/CHF 1.0940 +1.2%
USD/CHF 0.8994 +1.6%
EUR/USD 1.2167 –0.4%
Taux d'intérêt à court terme
3M Prév. 3M Prév. 12M
CHF –0.75 −0.8 - −0.6 −0.8 - −0.6
EUR –0.55 −0.6 - −0.5 −0.6 - −0.4
USD +0.13 0.0 - +0.3 0.0 - +0.3
Taux d'intérêt à long terme
10 ans Prév. 3M Prév. 12M
CHF –0.14 −0.6 - −0.4 −0.3 - −0.1
EUR –0.22 −0.6 - −0.3 −0.2 - +0.2
USD +1.55 +1.2 - +1.4 +1.4 - +1.6
Renchérissement
2021P 2022P 2023P
Suisse 50.0% 120.0% 120.0%
Zone euro 100.0% 150.0% 200.0%
Etats-Unis 160.0% 240.0% 250.0%
Economie (PIB real)
2021P 2022P 2023P
Suisse 500.0% 200.0% 180.0%
Zone euro 600.0% 260.0% 180.0%
Etats-Unis 300.0% 200.0% 220.0%
Global 540.0% 350.0% 350.0%
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