L’année 2019 entrera dans l’histoire comme une année exceptionnelle pour les investisseurs. Aujourd’hui, le Swiss Market Index (SMI) se situe 26% au-dessus du niveau de l’année précédente. Par conséquent, on pourrait craindre qu’une correction s’impose depuis longtemps. Il s’agit tout simplement là d’un facteur relatif au calendrier annuel dont l’importance économique se veut faible.
Les rendements à cinq ans glissants aussi peuvent être observés d’un bon œil. Au début de l’année 2015, le SMI s’élevait à 8983 points, aujourd’hui, il est 18,4% plus élevé. Cela équivaut à une hausse annuelle de 3,4%. Cette tendance est typique pour les valeurs réelles. À long terme, nous tablons sur un taux de rendement sur dividendes de 3% environ. Étant donné qu’une partie du bénéfice n’est pas reversée mais investie dans l’avenir des sociétés, il en résultera en fin de compte, tôt ou tard, une évaluation plus élevée. Les dividendes moyens et la plus-value engendrent ensemble un peu plus de 6%. Il s’agit là d’une «prime de risque» attractive pour les investisseurs en titres qui pourraient autrement laisser cet argent à 0% sur leur compte. À court terme, ceci peut s’avérer moins risqué, mais à long terme, aucun chemin des rendements réels ne passe à côté d’actions.
Il en sera de même au cours des années à venir. Une croissance réelle de 3% de l’économie mondiale avec un taux d’inflation moyen de 2% implique une croissance nominale de 5%. Un groupe mondial performant, qui adopte une position défensive sur les marchés mûrs, devrait être en mesure d’accroître son chiffre d’affaires de 5%. Par ailleurs, si celui-ci gère et maîtrise les coûts, il devrait en résulter un accroissement des bénéfices quelque peu démesuré. Nous sommes donc à nouveau à 6%.
Il reste la possibilité de participer au développement des entreprises avec des capitaux externes (à travers une obligation). Nombreux sont les cas où cette option se veut à peine plus attractive, car celle-ci exige des efforts de recherche intenses pour espérer être dédommagé avec une prime de risque équitable et juste. Les meilleurs débiteurs, tels que Nestlé, perçoivent leurs capitaux externes à des coûts inférieurs à 0%.
Par conséquent, il n’y a rien de spéculatif à participer à la partie à risque productive du bilan d’une entreprise (capitaux propres) sur une période prolongée. Au contraire, l’instrument de l’action a conduit à une démocratisation de la culture de participation. Même avec de toutes petites économies de quelques centaines de francs suisses seulement, il est possible de devenir «codétenteur» de parts d’entreprise.
L’économie mondiale nous permet encore de nombreuses années de participation rentable. Une chose est sûre: à court terme, les choses n’évolueront pas toujours que dans une seule direction. Par conséquent, nous vous donnons un petit conseil: quiconque souhaite conserver une part d’actions substantielle dans son portefeuille, doit disposer d’un horizon de placement d’au moins sept ans. Dans le cadre d’une gestion active, p. ex. rien qu’en tenant compte de notre exclusion des pires 10% («pommes pourries»), la performance dans la classe d’actifs à long terme la plus sûre affichera en soi une évolution au-dessus de la moyenne.
Un placement banal consiste à acquérir une série d’actions établies et à conserver ces dernières aussi longtemps que possible. Pourtant, tout porte à croire qu’un portefeuille doit subir des changements, notamment parce que le tableau évolue constamment en raison des introductions en bourse (p. ex. Stadler Rail, SoftwareOne).
Pour des raisons de prétendue réduction des risques, l’investisseur moyen se concentre sur de grandes entreprises, établies. Pourtant, ce sont exactement ces modèles d’entreprise que les innovations technologiques viennent le plus provoquer. Quiconque a conservé les tout premiers «dinosaures», tels que IBM, Nokia, Cisco, Eastman Kodak et General Motors, depuis de nombreuses années, a principalement essuyé des pertes de change. Des recherches à l’aide de portefeuilles privés, autogérés, ne cessent de démontrer que l’investisseur moyen est nettement à la traîne derrière les portefeuilles gérés professionnellement, et ce depuis plusieurs années.
Une autre approche banale consiste à placer sur chaque titre avec les dividendes les plus élevés. D’un point de vue statistique, cette approche s’est également révélée être une erreur stratégique colossale. Les titres avec le taux de rendement sur dividendes le plus élevé en fin d’année ne sont pas rares car le cours des actions a fortement chuté. Dans le SMI, des entreprises telles qu’Aryzta et Transocean se sont distinguées un jour avec un taux de rendement sur dividendes de plus de 10%, avant que les dividendes ne soient réduits à zéro afin de sauver les entreprises de l’illiquidité.
Afin de pouvoir traiter toutes ces informations en temps utile de nos jours, il convient de se défaire de ces logiques banales. Nous devons recourir à l’intelligence artificielle (IA), comme si notre ordinateur programmé devenait un nouveau membre de l’équipe qui abat à lui seul le travail de dix analystes. Cette machine nous offre un soutien considérable notamment dans le cadre de la sélection et du suivi de 250 obligations.
Même lorsqu’il s’agit par exemple de matrices de covariance et de régressions non linéaires de plusieurs titres de différentes classes d’actifs, en vue d’optimiser un portefeuille, l’homme est dépassé. Il n’y a qu’en travaillant en interaction avec l’IA, et ce avec discernement, que pourra naître un portefeuille robuste et responsable.
Noël, c’est aussi prendre le temps de penser aux autres. Les fêtes approchent à grands pas. C’est en ce temps de Noël que nous prenons davantage conscience à quel point nous sommes privilégiés. C’est en cette période de l’année que nos pensées vont plus que tout vers ceux qui ne sont pas aussi bien lotis que nous. Comme par exemple les personnes porteuses de handicap. Dans le cadre de notre partenariat avec ZugSPORTS, nous apportons notre soutien à l’événement caritatif unique «LakeRide» organisé sur le lac de Zoug. Pour en savoir plus, rendez-vous ici (seulement en allemand disponible).
Une décennie touche à sa fin Une décennie vertigineuse, palpitante, variée et instructive est sur le point de toucher à sa fin dans les prochains jours. La société Zugerberg Finanz AG a grandement évolué au cours de ces 10 dernières années. Alors qu’elle ne comptait que 8 personnes et ne disposait que de 200 millions de francs suisses AUM à la fin de l’année 2009, elle emploie désormais 40 collaborateurs et comptabilise 2.3 milliards de francs suisses AUM (plus 8 millions de francs suisses «Advisory mandate»). Cette énorme croissance, nous la devons avant tout à vous-mêmes, chers clients. C’est grâce à votre confiance en notre établissement que nous sommes là où nous sommes aujourd’hui. Je souhaite profiter de l’occasion pour vous remercier, au nom de toute l’équipe de la société Zugerberg Finanz AG, de la confiance et de la fidélité que vous nous accordez.
Nous vous souhaitons de tout cœur, à vous et vos proches, un joyeux Noël ainsi que d’agréables moments en famille.
Cordialement,
Timo Dainese Fondateur et associé-gérant partenaire