Ce qui avait été annoncé au mois d’août à Jackson Hole est actuellement en train de se réaliser presque en même temps dans tous les pays industrialisés. Les hausses de taux se succèdent à un rythme que l’on n’avait plus connu depuis plus de 40 ans. Ce faisant, les obligations sont également tombées à leur plus bas niveau depuis 40 ans. Compte tenu du fait que l’économie freinée par l’inflation pourrait tomber en récession, de nombreux indices boursiers ont également atteint leur niveau plus bas de l’année. Quelques semaines seulement se sont écoulées depuis que, en pleine période post-pandémique, les images d’aéroports bondés et de destinations de vacances prises d’assaut faisaient les gros titres. Pour l’achat de biens de consommation durables, tels que les voitures, les vélos électriques et les meubles, beaucoup de patience sera encore nécessaire. La demande a largement dépassé l’offre, ce qui s’est traduit par des hausses de prix dans le monde entier. Ces hausses font désormais l’objet d’une lutte acharnée, avant qu’elles ne s’enracinent suite à une multitude d’effets secondaires et tertiaires. Mercredi, la Banque centrale américaine (Fed) a relevé ses taux directeurs de 75 points de base, portés dans la fourchette de 3.00 % à 3.25 %. Le président de la Fed, Jerome Powell, a souligné la volonté de la Fed de reporter l’inflation à son objectif de 2 %. Il a indiqué que pour cela, une politique plus restrictive serait nécessaire «pendant quelque temps», et serait accompagnée d’«une croissance bien plus faible», ce qui entraînerait également un affaiblissement du marché du travail. En effet, les prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour le quatrième trimestre 2023 ont été abaissées à 1.2 % (-0.5 %) et les prévisions de chômage à 4.4 % (contre 3.7 % actuellement).
Les répercussions immédiates ont été considérables. Le baril de pétrole brut (type WTI) s’est négocié à 78 dollars, son niveau le plus bas depuis le 10 janvier, soit 37 % de moins qu’en juin. Les titres énergétiques, comme Chevron, BP et Shell, ont connu leur plus mauvaise semaine depuis le début de l’année, car les prix de négociation des distillats tels que l’essence, le kérosène et le diesel ainsi que le mazout ont également chuté drastiquement. Les prix du cuivre et de l’aluminium sont même tombés à leurs plus bas niveaux de l’année et sont inférieurs de plus de 20 % à ceux du début de l’année. Les puces de semi-conducteurs sont également à nouveau disponibles et les transports courants de marchandises coûtent environ 50 % de moins qu’en janvier. Il s’agit là de signes clairs que le resserrement de la politique monétaire ne manquera pas de produire les effets escomptés. Toutefois, l’étendue des effets modérateurs sur l’inflation demeure incertaine. Thomas Jordan, le président de la Direction générale de la BNS, a déclaré : «Il n’est pas exclu que des hausses de taux supplémentaires seront nécessaires afin de garantir la stabilité des prix à moyen terme.» Les prévisions d’inflation pour 2023 montrent que l’objectif de stabilité des prix peut être atteint en Suisse même sans relèvement supplémentaire important des taux. En effet, la force du franc fort agit de toute façon comme frein au renchérissement. La semaine dernière, le marché suisse des actions n’a toutefois pas pu se soustraire à la tendance baissière généralisée. Le Swiss Market Index (SMI) a terminé la semaine à 10’137 points, soit quasiment 500 points de moins, ce qui correspond à une baisse de -21.3 % par rapport au début de l’année.
Les stocks de gaz européens sont actuellement remplis à 87 %. Les prix élevés du gaz ont déjà entraîné une baisse sensible de la demande. Cependant, il est encore plus important que l’Union européenne diversifie ses sources d’approvisionnement. Le renoncement au gaz russe demeure une exigence fondamentale. L’investissement par le groupe énergétique français TotalEnergies de 1.5 milliard de dollars dans le développement du champ de gaz naturel qatari North Field South va dans cette direction. Le contrat signé la semaine dernière porte sur le développement et la liquéfaction du gaz, dans le but de doubler quasiment la capacité d’approvisionnement du Qatar d’ici à 2028, et d’atteindre 126 millions de tonnes de gaz liquéfié à faible teneur en carbone. Des négociations sont encore en cours pour savoir si le fournisseur d’énergie allemand RWE pourra également y participer. Un autre contrat a été signé dimanche entre le Chancelier allemand Olaf Scholz et les Émirats Arabes Unis. Dès décembre, il est prévu d’acheminer une première cargaison de gaz liquéfié vers le terminal de Brunsbüttel. A cela s’ajoute une grande quantité de diesel, qui permettra également d’alimenter des groupes électrogènes de secours. S’il s’agit là de petits signes, ils revêtent toutefois de l’importance. De plus, le plus grand terminal européen pour l’importation d’hydrogène est actuellement en construction à Wilhelmshaven. En effet, l’infrastructure gazière peut également être utilisée pour l’hydrogène «vert», même si quelques modifications sont nécessaires à cet effet. Si l’hydrogène vert est transformé en gaz vert avec du CO2, les installations fonctionnent exactement comme avant. Récemment, l’électricité solaire la moins chère coûtait 10 euros par mégawattheure (MWh). La technologie européenne a pour but de produire de l’hydrogène vert à partir d’immenses champs photovoltaïques. Ainsi, il sera bientôt possible de produire de l’hydrogène à 25 euros le MWh. A l’heure actuelle, le prix est de 180 euros pour le gaz et encore plus élevé pour l’électricité. La réaction du marché ne s’est pas faite attendre : le prix de l’électricité allemande est tombé à 245 euros par mégawattheure, soit 35 % de moins qu’il y a une semaine. Les pluies abondantes permettent en outre de remplir les bassins de retenue. Vu qu’il y a beaucoup de vent actuellement, les parcs éoliens produisent bien plus d’électricité que prévu, ce qui engendre une pression supplémentaire sur les prix de l’électricité.
Foire de Zoug – octobre 2022
Cette année, nous serons à nouveau présents à la foire de Zoug. La plus importante exposition d’automne de Suisse centrale pour le commerce et l’industrie aura lieu du samedi 22 octobre au dimanche 30 octobre 2022 sur le site du Stierenmarkt et du port de Zoug.
Nous nous réjouissons de vous accueillir à la foire d’automne de Zoug sur notre stand de la Halle B1 (B1.20) pour bavarder et partager un verre de vin.
Vous trouverez de plus amples informations ici
Séance d’information pour particuliers – novembre 2022
Le jeudi 10 novembre 2022 aura lieu chez nous au Lüssihof une soirée d’information sur le thème «Gestion de fortune tout au long de la vie». Cette séance s’adresse principalement aux personnes qui souhaitent faire plus ample connaissance avec notre organisation.
Vous trouverez des informations plus détaillées à ce sujet ainsi que les modalités d’inscription ici
Zugerberg Finanz : Point sur le marché pour les investisseurs institutionnels – novembre 2022
Thème : «Decarbonization Infrastructure Debt» (mise à jour) Date : Mardi 29 novembre 2022 Heure : 08h00 (25 minutes avec Questions / Réponses) Langue : Allemand Support : Événement en ligne via Zoom
L’inscription sera bientôt disponible sur notre site Internet