L’économie mondiale connaît une forte croissance nominale. C’est incontesté. La question de savoir à quel niveau s’élève la croissance en termes réels dépend des différents «déflateurs». Supposons que la croissance nominale de la Suisse est de 5%, on obtient avec un taux d’inflation d’environ 3% en moyenne sur l’ensemble de l’année une croissance réelle de 2%. En cas de baisse du taux d’inflation à 2% en raison de la diminution des prix de l’énergie, la croissance réelle serait de 3%. Actuellement, les taux d’inflation sont en baisse presque partout, mais l’étendue de ces baisses n’est pas encore claire.
Bien entendu, il est possible que dans certaines régions, le taux d’inflation dépasse temporairement la croissance nominale. Toutefois, de telles phases durent rarement plus de quelques mois, raison pour laquelle le concept de stagflation structurelle imminente ne semble pas appropriée. De plus, nous continuons à penser que l’économie mondiale ne vas pas subir de récession (modérée). En Amérique du Nord et en Europe, les taux de chômage se situent à des niveaux extrêmement bas. La quantité inhabituellement élevée de postes ouverts dans les pays industriels et dans les pays émergents est déconcertante: d’un point de vue historique, il s’agirait de la première récession causée par des travailleurs qui n’exercent pas d’activité lucrative (ou seulement à temps partiel), malgré le fait qu’il existe des offres d’emploi à profusion.
Actuellement, la population active continue d’avoir des effets de retour positifs sur l’économie mondiale. Quant aux dépenses de consommation, elles sont un peu plus modérée qu’au cours de cycles antérieurs. Mais même dans une récession modérée, il existe suffisamment de motifs structurels pour une poursuite de la croissance dans certains secteurs importants de l’économie. D’où notre constatation que la sélection d’entreprises cotées qui se trouvent dans une position de croissance, constitue le bon chemin à suivre en des temps incertains. Nous maintenons consciemment notre sélection de titres de qualité d’entreprises leaders du marché dans notre portefeuille. Nous évaluons le risque de passer à côté du mouvement haussier d’ici la fin de l’année comme plus important que le risque de voir le mouvement baissier se poursuivre massivement.
Du côté des entreprises, Swiss Life, qui avait annoncé un premier semestre réjouissant, évolue sous le signe des améliorations opérationnelles. La compagnie d’assurance se trouve sur la voie de sa nouvelle période stratégique «Swiss Life 2024» dans laquelle de 2.8 à 3.0 de milliards de capital cumulé seront apportés au niveau de la holding puis utilisés sous la forme de dividendes et de rachats d’actions. La solvabilité des fonds propres atteint un niveau très avantageux de 215%. Les actionnaires devraient pouvoir se réjouir encore longtemps de ce titre.
Le fabriquant de capteurs de Thalwil U-blox (+20% vendredi) a augmenté son chiffre d’affaires de 53% au premier semestre. En effet, il a augmenté de manière impressionnante son volume de livraison et a pu relever ses prix, ce qui a engendré des marges accrues. C’est pourquoi, pour la troisième fois, l’entreprise a relevé ses prévisions de bénéfices pour l’année en cours. Actuellement, U-blox connaît une croissance à tous les niveaux et devient également, avec plus de 14’500 clients dans l’industrie dans le monde, un candidat intéressant au rachat.
Ces dernières semaines, le volume des échanges s’est avéré relativement bas en raison de la saison. Et pourtant, les marchés des capitaux se sont bien maintenus pendant le mois en cours. Jusqu’ici, le Swiss Market Index (SMI) a stagné au mois d’août (+0.1%), avec un phénomène de dispersion considérable. Les actions de Credit Suisse (-9%) et d’Alcon (-11%) sont celles qui ont le plus souffert, alors que celles de Swiss Re (+5%) et de Zurich, Swiss Life et Holcim ainsi que Roche (chacune +3%) ont connu la plus forte hausse. Si l’on se place dans une perspective historique, les mois d’août et de septembre sont les plus faibles de l’année. En revanche, les rendements mensuels du dernier trimestre sont généralement les meilleurs de l’année dans le monde entier.
Avec la fin des vacances d’été, les acteurs du marché font également leur retour. Ils ont immobilisé pas mal de cash et trouveront le SMI à un solide niveau de 11’156 points. La volatilité a chuté à son plus bas niveau annuel et prépare ainsi un terrain favorable pour une confiance accrue parmi les investisseurs. Cette faible volatilité encourage les investisseurs à investir, alors qu’une volatilité élevée a tendance à les insécuriser. C’est pourquoi nous maintenons notre perspective optimiste selon laquelle la reprise des marchés des actions de qualité se poursuivra jusqu’à la fin de l’année.
Présentement, les cours des actions semblent receler encore beaucoup de négativité. Les perspectives à moyen terme restent attrayantes. Pourtant, nombreuses sont les évaluations qui tablent encore sur une récession importante. Certains titres se négocient même à des ratios cours/bénéfices moyens à un chiffre, soit en dessous des multiples typiques de récession. Le fait de savoir si les ours auront raison cette année est très incertain. Les marchés des actions et des obligations se sont déjà nettement distanciés de leurs bas niveaux. Mais notre orientation demeure inchangée: ne pas acheter des marchés entiers au moyen d’ETF.
Au contraire, il est désormais possible d’identifier des segments plutôt chers, tout comme des segments qui nous semblent résistants en période d’incertitudes économiques, et qui ne dépendent ni d’une hausse des taux d’intérêt, ni d’une reprise plus rapide de l’économie chinoise en difficulté. Le fait que l’inflation s’essouffle au troisième trimestre est une observation globale qui va dans l’intérêt des actifs réels.
Journée de randonnée de Zugerberg Finanz Septembre 2022
Le vendredi 2 septembre 2022 (date de remplacement: 16 septembre 2022) aura lieu la 15e édition de la journée de randonnée de Zugerberg Finanz. L’itinéraire nous mènera d’Arth-Goldau, où nous monterons dans le train du Rigibahn, vers le Rigi Klösterli.
Depuis là débutera notre randonnée vers le sommet du Rigi, via le Chänzeli puis de retour à Rigi Klösterli. La promenade s’achèvera par un apéro dans le jardin du Lüssihof.
La longueur totale de la balade s’élève à environ 12 kilomètres, avec une durée de marche d’environ 3.5 heures. En raison des montées parfois raides, elle convient uniquement aux randonneurs ayant la condition physique et l’endurance nécessaires.
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Point sur le marché pour les investisseurs institutionnels Septembre 2022
Thème: «Decarbonization Infrastructure Debt»
Date: Mardi 6 septembre 2022
Heure: 08h00 (25 minutes avec Q&A)
Langue: Allemand
Support: Événement en ligne via Zoom