Les perspectives économiques s’améliorent doucement. Le moral sur les marchés demeure, en conséquence, positif. On se projette même déjà fortement dans l’année à venir. Face à l’espoir de voir l’arrivée d’un vaccin contre la Covid-19, les cours d’actions ont progressé dans de nombreux pays. Actuellement, les Bourses européennes ont particulièrement la cote. Les entreprises européennes profitent de la reprise rapide sur le marché d’exportation chinois (+3,2% de croissance de PIB au deuxième trimestre). L’euro a de nouveau du succès parmi les diverses monnaies de réserve, et la politique monétaire et fiscale séduit par ses prises de décision rapides. Samedi dernier, celle-ci a atteint un point culminant avec la décision prise par l’Union Européenne concernant un plan conjoncturel «vert» d’un montant de 750 milliards d’euros.
La semaine dernière, l’indice Stoxx Europe 600 a progressé de 1,6%. Parallèlement, le SMI a atteint les 10’410 points, après une progression de 1,8%. Néanmoins, les différences entre les diverses actions étaient frappantes. À Londres, par exemple, la marque de luxe Burberry (37% en dessous de son record annuel) s’est effondrée. Au dernier trimestre, son chiffre d’affaires a chuté de 45%, et de nouvelles pertes sont attendues dans le trimestre en cours. C’est pourquoi cela fait longtemps que nous ne détenons plus aucune entreprise de biens de luxe dans nos portefeuilles, même pas les valeurs SMI Swatch et Richemont. Pour la première fois, Swatch a dû essuyer une perte semestrielle.
L’entreprise Lonza, dont les cinq plus grands actionnaires viennent des États-Unis et qui est assimilée à une production de vaccins en masse, en collaboration avec la société de biotechnologie américaine Moderna, a encore affiché une légère progression, et est désormais cotée à un prix considéré comme «équitable et juste», s’élevant 55% au-dessus de son niveau de début d’année. Dernièrement, les actions de Partners Group se négociaient à nouveau à leur niveau de début d’année. Les attentes ambitieuses ont été satisfaites, les perspectives demeurent solides et structurellement empreintes d’une forte croissance. Il existe encore et toujours des caisses de pension américaines qui redistribuent des parts de leur immense fortune de prévoyance d’actions et d’obligations cotées dans des équivalents du marché privé. À cela s’ajouteront à l’avenir des fonds de prévoyance américains privés car les restrictions de placement vont être assouplies. Nous constatons encore et toujours qu’une importance beaucoup trop importante est accordée au court terme et aux choses accessoires et secondaires dans le flux d’informations. Ce qui nous intéresse avant tout, c’est de savoir si un modèle commercial est robuste et résistant et si le marché sous-jacent présente du potentiel. De manière générale, nous sommes d’avis que le potentiel de croissance à long terme, dans diverses branches, est sous-estimé du fait de la vision à court terme imposée par la pandémie. Ainsi, les compagnies d’assurance sont par exemple sur le point de connaître une croissance structurelle. Seul près de 20% des risques de dommages et de prévoyance sur notre planète sont aujourd’hui couverts en matière d’assurance. Nous sommes persuadés que de nombreuses personnes, par exemple en Inde ou en Indonésie, avec une prospérité croissante, seront à la recherche d’une couverture d’assurance adéquate.
Étant donné que nous accordons une grande importance aux rendements des intérêts et des dividendes dans nos portefeuilles, nous disposons d’une surpondération relative en matière d’actions d’assurance. C’est ainsi que nous nous sentons bien, même si la branche n’a pas vraiment brillé jusqu’à présent cette année.
Actif à l’échelle internationale, l’assureur «Zurich» fait figure de proue. Avec son offre d’assurance-vie et d’assurance-choses ainsi que ses honoraires de service, il présente un modèle commercial incroyablement solide. Le président du conseil d’administration considère avoir «bien réussi» le test de résistance à la pandémie. Dans une interview, Michel Liès, actuaire fort de 40 ans d’expérience professionnelle, a confirmé qu’il ne voyait ni les objectifs financiers de l’entreprise, ni la distribution de dividendes menacés par la Covid-19 d’ici 2022. Le cours d’action s’élève à un peu moins de 350 francs suisses. Le bénéfice était de 31 francs suisses et 20 francs suisses ont été distribués. Cette valeur correspond à un taux de rendement sur dividendes de 5,8% et laisse à l’entreprise suffisamment de marge de manœuvre pour activer la croissance avec la part de bénéfice thésaurisée.
De tels niveaux de dividendes sont particulièrement intéressants dans un environnement d’intérêts négatifs à long terme. Chez l’assureur Helvetia, le taux de rendement sur dividendes s’élève à 5,6%. Dans la compagnie d’assurance à forts capitaux Swiss Life, 15 francs suisses ont déjà été distribués à titre de dividende au mois de mai; à cela s’ajoute cette semaine 5 francs suisses à titre de distribution exonérée d’impôt à partir de l’excédent de capitaux, qui s’est accumulé dans la holding. Il en résulte alors un revenu total de 20 francs suisses. Avec un cours d’action d’un peu moins de 360 francs suisses, ceci représente 5,6%. Là aussi, il existe la capacité de dividendes économique nécessaire pour pouvoir encore faire progresser le niveau actuel au cours des années à venir.
Par conséquent, nous ne prévoyons pas uniquement des flux de dividendes solides pour les années à venir. En effet, l’attractivité relative devrait conduire à ce que les cours d’actions évoluent à la hausse. Ils se situent bien en dessous de leur record historique. Helvetia est toujours cotée 40% en dessous de son cours record atteint le 19 février 2020, et Swiss Life, environ 30% en dessous.
Le vendredi 21 août 2020 aura lieu la 12e édition de la journée de randonnée Zugerberg Finanz. Nous partons à la conquête de notre merveilleuse montagne locale. Cette randonnée vous promet une expérience formidable et une vue à couper le souffle sur Zoug, le lac, la commune d’Unterägeri ainsi que sur les Alpes de Suisse centrale.
Au cours de cette randonnée, nous parcourrons un total de 16 kilomètres environ, avec une durée de marche d’un peu moins de 5 heures. En raison de la longueur et du dénivelé très rude au départ, cette randonnée s’adresse uniquement à des randonneuses et randonneurs expérimentés et en bonne santé.
Pour en savoir plus sur l’itinéraire et le lieu de rencontre, veuillez consulter le flyer.
Flyer
Grands ou petits, en famille, entre ami(e)s, en groupe ou seul(e), la journée de randonnée de Zugerberg Finanz doit être une expérience unique pour tous. Nous sommes impatients à l’idée de discuter, parler métier ou tout simplement bavarder en toute décontraction avec vous, en chemin.
Vous aussi, partez en randonnée avec nous et inscrivez-vous avant le vendredi 14 août 2020 dernier délai. Pour obtenir de plus amples informations et vous inscrire, rendez-vous sur notre site Web.
Inscription
Cordialement, Timo Dainese