Rapport hebdomadaire 17/2020

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Come-back à petits pas

La maladie à coronavirus continue de se propager. Il semblerait que le seul remède efficace soit une campagne de vaccination. Toutefois, dans plusieurs pays, le nombre de personnes convalescentes est bien plus élevé que le nombre de personnes malades. Les lits ne sont plus pleinement occupés, même dans les services de soins intensifs; dans les divisions de soins aigus, on observe une baisse du taux d’occupation des lits. Cette tendance nous offre alors une marge de manœuvre afin de pouvoir sortir l’économie du coma artificiel dans lequel elle a été plongée en vue de la placer en phase de réveil.

Dans le pays espagnol éprouvé, le gouvernement a décidé de remettre une partie de l’économie en route. Ce sont surtout les entreprises industrielles qui se remettent au travail. Le secteur de la construction en particulier se sent soulagé. Les travaux sur des milliers de chantiers peuvent reprendre leur cours. Toutefois, le confinement général demeure toujours en vigueur.

Des avancées similaires devraient se produire également dans d’autres pays européens au cours des semaines à venir. Cette tendance a nourri la confiance sur les marchés des capitaux. L’indice boursier suisse du marché actions Swiss Market Index (SMI) a affiché une tendance à la hausse pour la troisième semaine consécutive. Le SMI a terminé la semaine dernière à 9’452 points (+2,3%). Des actions d’assurance telles que Swiss Life (+12%), Helvetia (+14%) et Zürich (+11%, dividende inclus) ont notamment affiché une progression au-dessus de la moyenne, tout comme des sociétés impactées par l’épidémie telles que l’aéroport de Zurich (+19%) et Partners Group (+15%).

Le SMI s’élève d’ores et déjà à une valeur 23,6% supérieure à son niveau le plus bas atteint au milieu du mois de mars, à la suite de son effondrement. Aux États-Unis comme en Europe, les indices boursiers ont affiché des progressions comprises entre 23 et 30% par rapport à leur niveau le plus bas. Cependant, ils restent encore très loin des niveaux record partiels du milieu du mois de février. On ignore encore si le pire des scénarios possibles sur les marchés d’actions est d’ores et déjà derrière nous.

Certains pensent pouvoir transposer les modèles des récessions passées, selon lesquels le déclin économique devrait être associé à deux creux minimum. Entre ces creux devrait avoir lieu une course à la reprise. Cependant, la «Corona-récession» n’est en rien comparable au passé. C’est pourquoi nous devons rester prudents lorsque nous nous appuyons sur des récessions typiques pour juger une mise à l’arrêt des entreprises, même les plus prospères, ordonnée par les autorités. Même les pays producteurs de pétrole ne sont pas d’accord sur la question de savoir s’il s’agit d’une récession typique ou seulement d’un effondrement de quelques mois. Après des négociations coriaces, ils vont bientôt réduire leur production. Une réduction d’un peu moins de 10 millions de barils (159 litres) par jour pour les mois de mai et juin devrait avoir été convenue. Cette valeur correspond à un dixième de la production mondiale. Toutefois, il existe des doutes quant à la réussite de cette tentative de stabilisation des prix du pétrole qui ont chuté rapidement, car avec le refroidissement de la conjoncture internationale, la demande en pétrole devrait afficher une nette baisse temporaire, ce qui ne joue pas en faveur d’un équilibre stable.

Sujet de la semaine: Reprise économique à l'horizon

Ce serait une illusion de croire que l’on peut mettre toute l’économie à l’arrêt, par décision officielle, à l’échelle internationale, et pour autant enregistrer des bénéfices sur les cours. Avec l’augmentation des mesures d’assouplissement, nous tablons sur une reprise de l’économie mondiale. Le creux devrait être atteint au mois d’avril. Toutefois, la reprise s’annonce comme un véritable bras de fer. Avec ces premières mesures, la confiance dans le fait que la vie sociale va pouvoir se poursuivre également à l’écart de l’école à la maison, du travail à domicile et du stress à la maison, renaît peu à peu.

La reprise devrait s’accélérer au cours du second semestre, et atteindre son pic au cours de l’année 2021. Plus la contraction actuelle est estimée forte, plus les perspectives de croissance pour 2021 sont élevées. Le Fonds monétaire international (FMI) mise par exemple sur un recul de 3% de la conjoncture mondiale dans l’année en cours et sur une relance relativement forte de 5,8% au cours de l’année à venir.

Ce qui est intéressant, c’est la manière dont les investisseurs privés et institutionnels adoptent à nouveau un regard un peu plus confiant vers l’avenir, face aux mesures d’assouplissement qui se profilent dans de nombreux pays. Cette semaine, le SMI n’a pas réagi ne serait-ce qu’une seule fois après la publication des données conjoncturelles américaines une fois de plus mauvaises. La semaine dernière, ce sont 5,2 millions de citoyens américains en plus qui se sont inscrits au chômage, sachant que dans les quatre semaines passées, plus de 22 millions de personnes ont perdu leur travail aux États-Unis. Les États-Unis ne connaissent pas le système européen du chômage partiel. Là-bas règne la politique du «Hire & Fire», autrement la liberté donnée aux entreprises d’embaucher et de licencier. C’est pourquoi des points d’interrogation se cachent d’ores et déjà derrière l’évolution conjoncturelle des États-Unis.

Par ailleurs, il est également intéressant de suivre les différentes évolutions des cours. Toutes n’offrent pas forcément une explication rationnelle. Vendredi, l’aéroport de Zurich a par exemple annoncé renoncer à la distribution de dividendes. Un dividende de près de 7 francs suisses était alors prévu. Désormais, l’aéroport se concentre sur la réduction des coûts et la préservation des liquidités. Celui-ci n’aspire à aucun financement relais de la part de la Confédération. Vendredi, après cette déclaration, l’action a progressé de 9.40 francs suisses. Contrairement au dividende, ceci était exonéré d’impôts!

Les principales dates de la nouvelle semaine

21 avril 2020 Allemagne: indicateurs conjoncturels du ZEW au mois d'avril
22 avril 2020 France: climat des affaires et confiance des consommateurs au mois d'avril
23 avril 2020 zone euro / États-Unis: indices des directeurs d’achat Markit pour l'industrie et les services au mois d'avril
24 avril 2020 Allemagne: climat des affaires ifo pour le mois d'avril

La société Zugerberg Finanz AG fête son vingtième anniversaire

Ce lundi 20 avril 2020, la société Zugerberg Finanz AG célèbre un anniversaire à chiffre rond: ses 20 ans.

C’est pourquoi, en tant que fondateur de la société Zugerberg Finanz AG, je jette un regard rétrospectif sur les 20 dernières années. En bref: ce fut vingt années de folie, à la fois trépidantes et palpitantes.

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Données du marché

Marchés d'actions depuis 31/12/2019
SMI 9'612.8 –9.5%
SPI 11'824.1 –7.9%
DAX € 10'625.8 –19.8%
Euro Stoxx 50 € 2'888.3 –22.9%
S&P 500 $ 2'874.6 –11.0%
Dow Jones $ 24'242.5 –15.1%
MSCI EM $ 901.3 –19.1%
MSCI World $ 2'017.5 –14.5%
Marchés obligataires depuis 31/12/2019
SBI Dom Gov TR 237.6 +0.9%
SBI Dom Non-Gov TR 115.4 –3.4%
Marchés immobiliers depuis 31/12/2019
SXI RE Funds 421.5 –3.4%
SXI RE Shares 2'922.2 –10.7%
Matières premières depuis 31/12/2019
Pétrole ($/Bbl.) 18.3 –70.1%
Or (CHF/kg) 52'295.6 +10.5%
Cours de change depuis 31/12/2019
EUR/CHF 1.0520 –3.1%
USD/CHF 0.9666 +0.0%
EUR/USD 1.0875 –3.2%
Taux d'intérêt à court terme
3M Prév. 3M Prév. 12M
CHF –0.59 −0.8 - −0.6 −0.8 - −0.6
EUR –0.18 −0.5 - −0.2 −0.2 - ±0.0
USD +1.11 +1.0 - +2.0 +1.0 - +2.0
Taux d'intérêt à long terme
10 ans Prév. 3M Prév. 12M
CHF –0.46 −0.6 - −0.4 −0.5 - ±0.0
EUR –0.47 −0.5 - −0.1 −0.5 - ±0.0
USD +0.64 +0.3 - +1.0 +0.9 - +1.4
Renchérissement
2020P 2021P 2022P
Suisse –0.5% 100.0% 120.0%
Zone euro 20.0% 160.0% 190.0%
Etats-Unis 60.0% 160.0% 220.0%
Economie (PIB real)
2020P 2021P 2022P
Suisse –3.0% +1.5% 150.0%
Zone euro –4.0% 180.0% 160.0%
Etats-Unis –4.0% 220.0% 200.0%
Global –2.5% 300.0% 320.0%
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