Rapport hebdomadaire 12/2021

Publications

Les stimuli font de l’effet

Ce que l’on espérait est arrivé de plein fouet : l’essor espéré suite aux mesures de soutien économiques commence à faire de l’effet. Le boom est plus prononcé dans les régions où la vaccination progresse rapidement, comme par exemple aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Aux Etats-Unis, le marché du travail a connu une reprise fulgurante et la confiance des consommateurs a nettement augmenté. En conséquence, les places boursières américaines (S&P500, Dow Jones) ont atteint de nouveaux sommets la semaine dernière.

La banque centrale américaine, la Réserve fédérale (Fed), a une fois de plus souligné l’importance persistante de l’aide en matière de politique monétaire à l’issue de sa réunion de deux jours. Les perspectives d’inflation se sont quelque peu modérées. Le rendement des obligations du Trésor américain à dix ans s’est stabilisé dernièrement à 1,7 %. Il s’élevait à 0,9 % au début de l’année. C’était toutefois à une époque où l’on supposait une croissance réelle de 4 %. Désormais, on table sur une hausse de la croissance d’au moins 5,5 % aux Etats-Unis.

En Suisse, la saison des assemblées générales et des distributions de dividendes a commencé. Les dividendes de Novartis et Roche dans les solutions basées sur les titres individuels sont d’ores et déjà sur votre compte – corrigé de l’impôt anticipé déduit de 35 % que vous pouvez redemander lors de votre prochaine déclaration d’impôts. Nestlé, Zurich Insurance et Swiss Life verseront leurs dividendes en avril, comme c’est le cas de la plupart des entreprises.

Le printemps des dividendes est agréable. Récemment, Partners Group a annoncé augmenter son dividende à 27,50 francs suisses par action. Il y a 15 ans, la première année après son entrée en Bourse, le dividende se situait à 2,50 francs suisses.

Partners Group a encore réussi à présenter un résultat convaincant. Le spécialiste des placements sur les marchés privés a évoqué la forte demande de solutions dites «evergreen» et de solutions de mandat sophistiquées. C’est là, ainsi que dans la haute qualité de son service, que réside son signe distinctif. D’autant plus que Partners Group a réussi ces cinq dernières années à maintenir le rendement bien au-dessus de celui de l’indice passif. La surperformance annuelle de «Private Equity» par rapport à «Public Equity» s’élevait à 6,7 %, tandis qu’elle était de 1,5 % pour l’immobilier et de 8,1 % pour les infrastructures. Ces composants sont rassemblés dans le fonds de placement «The Partners Fund» que nous utilisons dans nos solutions de libre passage, dès lors que la propension au risque le permet (classes de risque 2 et 3).

La tendance est aussi haussière chez BKW. Grâce au résultat record enregistré récemment et à un flux de trésorerie amélioré de 24 %, le groupe énergétique bernois versera un dividende largement supérieur de 2,40 francs suisses. La valorisation est toujours modérée, les perspectives à moyen terme restant bonnes.

 

 

Sujet de la semaine : Un puissant signal conjoncturel

Cette semaine, le président de la Fed Jerome Powell, au même titre que la ministre américaine des Finances Janet Yellen rendront compte au Congrès de leur politique monétaire et fiscale. Comme ce fut rarement le cas ces dernières années, la banque centrale et le ministère des Finances étaient tous d’avis qu’une politique économique énergique représentait un puissant signal. Un signal qui arrive progressivement dans le monde économique.

Relevée par l’Université du Michigan, la confiance des consommateurs est récemment montée en flèche. Mesuré par la Fed de New York, l’Empire State Index a aussi affiché une nette progression. La Fed elle-même table dorénavant sur une croissance réelle de 6,5 % pour l’année en cours, autrement dit l’économie américaine connaîtra une croissance comme ce fut le cas à la fin des années 1970.

Or, il ne faut pas s’attendre à un raffermissement de la politique monétaire avant 2023 et la banque centrale continuera de venir en aide au marché obligataire par l’achat de titres. La reprise suite à la récession causée par la pandémie bat son plein et doit combler au plus vite l’écart par rapport au potentiel de rendement aux Etats-Unis. Parallèlement à cette croissance, les bénéfices moyens des entreprises augmentent également et ce, partout dans le monde. Actuellement, on table sur une hausse d’environ 25 % pour l’année en cours. L’environnement actuel est particulièrement propice aux leaders sectoriels, aux entreprises sujettes à la croissance ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises offrant un service de qualité supérieure.

Il est certain qu’une partie du boom aux Etats-Unis laissera des traces en Europe. L’indice directeur de la Bourse suisse, le SMI, a conclu la semaine à 11’967 points (+1,2 % la semaine dernière). Ce résultat est essentiellement dû à ses poids lourds Nestlé (+2,8 %), Roche (+1,2 %) et Novartis (+2,6 %). En raison de l’expansion rapide du variant britannique, l’Europe continentale souffre à nouveau d’une nette hausse des cas d’infection. Ceci a eu pour conséquence de freiner l’euphorie récente car une troisième vague de Covid pourrait reporter de trois mois le boom économique sans pour autant l’empêcher.

Les rendez-vous importants des semaines à venir

23 mars 2021 Etats-Unis : Richmond Fed Index & ventes de logements neufs (mars)
24 mars 2021 Zone euro / GB : indices des directeurs d'achat Markit du secteur manufacturier et des services (mars)
25 mars 2021 Etats-Unis : Kansas City Fed Index du secteur manufacturier & allocation chômage (mars)
26 mars 2021 Allemagne / Etats-Unis : situation actuelle et climat des affaires de l'ifo (mars) / dépenses de consommation (février)

Commentaire

Le printemps boursier est chaud et ensoleillé. Il y a quelques nuages çà et là, l’inflation préoccupe par endroits. Malgré tout, ce sont des nuages cléments. La tendance ne serait pas (temporairement) à l’inflation si l’économie réelle fondamentale ne connaissait pas une forte croissance. Les plans de vaccination prennent de l’élan et l’excédent de liquidités retourne dans la consommation. Les investisseurs institutionnels commencent à faire preuve de moins de retenue.

De plus en plus d’investisseurs privés se montrent plus confiants vis-à-vis d’une relance rapide de l’économie et des bénéfices des entreprises. Au premier trimestre 2021, des quantités colossales de capitaux d’épargne sans intérêt ont coulé sur le marché boursier partout dans le monde, et cette dynamique devrait encore s’accélérer dans les trimestres à venir.

Les représentants cycliques des secteurs profiteront encore plus de ce vif essor. Actuellement, les chouchous en Bourse ne sont pas les titres technologiques mais les entreprises qui ont un fort potentiel de hausse de leur cours. C’est le cas, par exemple, des actions privilégiées de Volkswagen misant sur l’électromobilité. En outre, nous pensons que le contexte actuel est propice à une rotation vers les «perdants» de l’année précédentes. Cela concerne également les actions en assurance. Elles font d’ores et déjà partie des «gagnants» incontestés en 2021 et elles consolideront probablement cette longueur d’avance dans les trimestres qui viennent.

Cordialement, Maurice Pedergnana

Données du marché

Marchés d'actions depuis 31/12/2020
SMI 10'967.4 +2.5%
SPI 13'862.5 +4.0%
DAX € 14'621.0 +6.6%
Euro Stoxx 50 € 3'837.0 +8.0%
S&P 500 $ 3'913.1 +4.2%
Dow Jones $ 32'628.0 +6.6%
Nasdaq Composite $ 13'215.2 +2.5%
MSCI EM $ 1'336.8 +3.5%
MSCI World $ 2'796.1 +3.9%
Marchés obligataires depuis 31/12/2020
SBI Dom Gov TR 231.1 –3.9%
SBI Dom Non-Gov TR 119.8 –0.1%
Marchés immobiliers depuis 31/12/2020
SXI RE Funds 476.1 –1.5%
SXI RE Shares 3'052.7 –0.1%
Matières premières depuis 31/12/2020
Pétrole ($/Bbl.) 61.4 +26.6%
Or (CHF/kg) 52'114.3 –3.5%
Cours de change depuis 31/12/2020
EUR/CHF 1.1061 +2.3%
USD/CHF 0.9288 +4.9%
EUR/USD 1.1904 –2.6%
Taux d'intérêt à court terme
3M Prév. 3M Prév. 12M
CHF –0.75 −0.8 - −0.6 −0.8 - −0.6
EUR –0.55 −0.6 - −0.5 −0.6 - −0.4
USD +0.20 0.0 - +0.3 0.0 - +0.3
Taux d'intérêt à long terme
10 ans Prév. 3M Prév. 12M
CHF –0.24 −0.6 - −0.4 −0.3 - −0.1
EUR –0.30 −0.6 - −0.3 −0.2 - +0.2
USD +1.72 +1.2 - +1.4 +1.4 - +1.6
Renchérissement
2021P 2022P 2023P
Suisse 50.0% 120.0% 120.0%
Zone euro 100.0% 150.0% 200.0%
Etats-Unis 160.0% 240.0% 250.0%
Economie (PIB real)
2021P 2022P 2023P
Suisse 500.0% 200.0% 180.0%
Zone euro 600.0% 260.0% 180.0%
Etats-Unis 300.0% 200.0% 220.0%
Global 540.0% 350.0% 350.0%
Revenir aux actualités