Le Swiss Market Index a terminé la semaine à 12’948 points (+11.6 % depuis le début de l’année). Nestlé, Novartis et Zurich lui ont donné un élan déterminant, avec une hausse d’environ 3 % chacun.
En revanche, Holcim (-4 %) a marqué une pause dans son parcours ascensionnel. Il est vrai que, ces 12 derniers mois, son action a augmenté de 37 %, mais au vu de sa position de leader technologique dans le domaine de la décarbonisation, elle reste modérément évaluée avec un ratio cours/bénéfice de 15. La scission de ses activités américaines, dont l’évolution s’avère très satisfaisante, progresse sous la marque «Amrize». Holcim fait partie des entreprises qui devraient bénéficier de manière supérieure à la moyenne notamment du développement des infrastructures dans le domaine de l’intelligence artificielle ainsi que de l’éventuelle reconstruction de l’Ukraine. Après trois ans de guerre en Ukraine, la lassitude vis-à-vis de la guerre se fait sentir de toutes parts. Les espoirs de paix sont intimement liés aux intérêts économiques à la reconstruction, qui sont estimés entre 600 et 800 milliards de dollars.
D’une manière générale, l’intérêt se tourne progressivement vers des entreprises qui ont été plutôt négligées ces deux dernières années, dans le sillage de la «tech story» américaine et des «7 super actions glorieuses» (+1 % depuis le début de l’année). On compte bien entendu parmi ces entreprises celles du secteur pharmaceutique européen, avec notamment Roche (+17 %) et Novartis (+11 %). Il suffit qu’une entreprise technologique déçoive, ne serait-ce qu’un tant soit peu, les attentes pour que des pertes de cours à deux chiffres se produisent, alors que les valorisations sont actuellement élevées. C’est pourquoi un portefeuille solide a besoin d’actions à même d’assurer la stabilité. En Suisse, nous avons beaucoup de telles actions, qui sont également bien représentées au sein de nos stratégies.
Zurich Insurance Group figure parmi les groupes de haute qualité qui constituent un élément défensif de notre portefeuille. Comme cela a été annoncé la semaine dernière, le groupe a réalisé en 2024 un bénéfice net record de 5.8 milliards de dollars. Récemment, l’assureur a anticipé d’un an son plan triennal, car il a déjà dépassé ses objectifs. Lors de la journée des investisseurs de novembre 2024, il a en outre présenté son plan pour les années 2025 à 2027, où il explique de quelle manière il entend réaliser une croissance annuelle des bénéfices de plus de 9 %. Il est également prévu de distribuer près de trois quarts des bénéfices aux actionnaires, raison pour laquelle le dividende sera augmenté à 28 francs par action (+8 %). Lors de l’assemblée générale, Thomas Jordan, qui a longtemps présidé la Direction générale de la BNS, devrait également être élu au conseil d’administration.
Quant au groupe de chimie de construction Sika, il n’a lui aussi jamais été aussi rentable. Son bénéfice d’exploitation avant amortissements et dépréciations (EBITDA) pour l’année dernière s’est élevé à 19.3 % (+1.1 % par rapport à l’année précédente), sur fond de hausse de son chiffre d’affaires (+7.4 % en monnaies locales) et de ses parts de marché. Les investisseurs profitent d’une augmentation du dividende (+9.1 %), ce qui correspond à un taux de distribution de près de 50 %. Au cours des dix dernières années, le dividende du groupe a triplé.
En Europe, on se prépare à faire face aux innovations. Le futur chancelier allemand, Friedrich Merz, devra probablement se rapprocher de la France et de l’Angleterre afin de se pencher sur une solution européenne en tant que force de défense nucléaire. En tous les cas, il n’est plus possible de compter sur les États-Unis dans l’alliance transatlantique. C’est ce qu’ont également montré les interprétations effrayantes autour de la guerre en Ukraine.
Bien que la géopolitique ait relativement peu d’impact sur les marchés européens, il convient de ne pas négliger certaines constatations et innovations. En lieu et place d’un tournant énergétique, nous devons plutôt espérer une coexistence énergétique. Lorsque les éoliennes ont cessé de tourner et qu’il fait nuit, on a besoin d’électricité produite à partir de sources fossiles. Et d’une telle quantité d’électricité que des méthaniers partis d’Australie font désormais escale dans les ports européens.
L’Allemagne est le seul pays du G20 à avoir renoncé à l’énergie nucléaire, mais elle passe désormais à côté des progrès y relatifs en matière de recherche nucléaire. Il est également peu probable que les centres de données s’installent en Allemagne, car ils ont besoin d’électricité bon marché et stable. Sur ce plan, la France, plus ouverte aux technologies, s’est mieux positionnée, et connaît aujourd’hui une croissance nettement plus forte que l’Allemagne, qui stagne.
En France, il apparaît très clairement qu’en tant que technologie de masse, l’IA requiert une infrastructure plus importante et plus performante sur plusieurs plans. Il s’avère également qu’on a besoin d’un véritable marché intérieur pour les plus de 300 millions d’habitants de l’Union européenne, et non d’obstacles nationaux qui empêchent actuellement d’introduire rapidement les applications technologiques pertinentes.
Le géant public du secteur de l’électricité EDF a annoncé un résultat record de 18.3 milliards d’euros pour l’année 2024, avant intérêts et impôts. Dans ce cadre, les exportations d’électricité (Allemagne, Suisse), qui ont atteint le chiffre record de 89 TWh nets, se sont avérées particulièrement lucratives.
La compétitivité de la France se manifeste également par l’installation sur son territoire de start-ups et de centres de données autour de l’IA. Grâce à des contrats à long terme, l’industrie peut acheter de l’électricité au tarif préférentiel de 4.2 centimes par kilowattheure. La France a une volonté d’action beaucoup plus forte et des ambitions politiques, économiques et scientifiques beaucoup plus élevées que l’Allemagne. Reste à voir si cette situation sera amenée à changer avec le nouveau gouvernement allemand.
Point sur le marché de Zugerberg Finanz – mars 2025
Le prochain point sur le marché de Zugerberg Finanz aura lieu le lundi, 24 mars 2025 et sera consacré à la thématique des « taux d’intérêt et de l’inflation ».
Il convient de procéder à une nouvelle évaluation de la tendance inflationniste en 2025 afin de mieux estimer l’évolution des taux d’intérêt du marché des capitaux au cours des prochains trimestres, tant au niveau national qu’international.
Date : Lundi 24 mars 2025 Heure : 08h00 (25 minutes avec Q&A) Langue : Allemand Support : Événement en ligne via Zoom
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Séance d’information pour particuliers en anglais – Financial Markets Outlook 2025
Le jeudi 27 mars 2025 aura lieu chez nous au Lüssihof une séance d’information en anglais destinée aux particuliers. Cette séance s’adresse principalement aux personnes qui souhaitent faire plus ample connaissance avec notre organisation.
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Séance d’information pour particuliers en suisse-allemand – Placer son argent est aussi une question de confiance
Le jeudi 3 avril 2025 aura lieu chez nous au Lüssihof une séance d’information destinée aux particuliers. Cette séance s’adresse principalement aux personnes qui souhaitent faire plus ample connaissance avec notre organisation.