Rapport hebdomadaire 06/2024

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Des nouvelles solides

Sur le plan macroéconomique, le flux de nouvelles est resté solide. Le Fonds monétaire international a relevé ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale pour cette année de +2.9 % à +3.1%. Dans les pays industrialisés comme dans les pays émergents, les marchés du travail restent robustes, tandis que l’inflation recule d’une manière générale, et davantage que prévu. Dans la zone euro, l’inflation (+2.8 %) se rapproche de l’objectif de la Banque centrale européenne.

Le grand effet de janvier, avec des augmentations des prix des produits et des services à partir de 2024, ne s’est pas réalisé. Par conséquent, le risque d’effets de second tour est de plus en plus faible, ce qui a déjà donné lieu à des allègements des conditions financières pour les entreprises et les ménages. Que ce soit pour les financements d’entreprises, les taux de leasing ou les crédits hypothécaires privés, l’assouplissement s’est déjà produit dans de nombreux pays, et ce malgré le fait que les banques centrales concernées aient laissé leurs taux directeurs inchangés.

Des taux d’inflation plus bas ont tendance à être positifs pour l’évolution de la consommation. En Allemagne, lors de la progression de l’inflation intervenue au cours des derniers trimestres, une quantité telle d’argent a été mise de côté pour se prémunir contre l’accroissement de la charge due à la hausse des prix que l’économie nationale a glissé dans une récession technique. Ainsi, en présence d’une baisse importante des taux d’inflation, l’on peut s’attendre à ce que les consommateurs se montrent à nouveau plus optimistes pour l’avenir. C’est pourquoi il est important que les anticipations d’inflation aient baissé.

Dans les pays industrialisés, les prévisions actuelles pointent clairement sur une baisse des taux directeurs au cours des 12 prochains mois. En Suisse (-75 points de base), c’est moins le cas qu’aux États-Unis (-150 points de base), dans la zone euro (-175 points de base) et en Grande-Bretagne (-200 points de base). Des baisses encore plus importantes sont attendues dans les pays émergents, en particulier en Amérique latine (-280 points de base). Les économies d’Europe centrale et orientale en profiteront également. Des pays comme la Pologne, la Hongrie et les Balkans sont les locomotives conjoncturelles de l’Europe. Avec +2.5 %, les onze pays d’Europe de l’Est membres de l’UE connaissent à eux seuls une croissance deux fois plus rapide que le reste de l’Europe. Même si les pronostics ne se réalisaient qu’entre 70 à 80 %, cela aurait pour conséquence un soulagement considérable qui, en fin de compte, donnerait de l’élan à l’ensemble des activités économiques.

Le creux de la vague économique dans l’industrie a probablement été franchi au quatrième trimestre 2023. En tous les cas, les commandes ont récemment recommencé à augmenter, même si de manière modérée. Les rapports sur les marchés de l’emploi se sont avérés contradictoires : les géants américains de la technologie comme Microsoft, Google et Amazon accélèrent leur croissance et suppriment malgré tout des emplois. Mercredi, la société de recrutement ADP a annoncé une nette tendance au ralentissement sur le marché du travail américain. Il se fondait dans ce cadre sur une vaste enquête réalisée auprès des entreprises (+107’000 places de travail en janvier). Vendredi, le rapport sur l’emploi du gouvernement a paru, qui se base sur une enquête réalisée auprès des ménages et qui intègre également les emplois dans le secteur public. Il en résulte un résultat nettement plus élevé (+353’000 postes de travail en janvier).

Sujet de la semaine : Les actions européennes ne reflètent pas l’économie nationale

Les sept actions américaines « glorieuses » règnent en maîtres sur les actualités économiques. Il est vrai qu’ensemble, elles sont effectivement plus fortement valorisées que toutes les sociétés anonymes d’Europe occidentale réunies. Mais cela doit-il forcément dissuader d’acheter des actions européennes ?

Premièrement, les actions européennes ne reflètent pas l’économie européenne. L’Allemagne se querelle avec sa politique économique, mais le DAX allemand vient d’atteindre son plus haut niveau historique. L’exemple des groupes pharmaceutiques suisses, qui réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaires aux États-Unis, montre également à quel point les déceptions sont souvent liées à la faiblesse du dollar. Lorsque, comme en 2023, le dollar perd 10 % de sa valeur par rapport aux autres monnaies du G10, les mines s’assombrissent nettement. Ce qui peut briller en dollars se perd dans la dureté du franc suisse.

Deuxièmement, les grandes actions européennes sont un pari sur l’économie mondiale, et non sur l’Europe. Lorsqu’il s’agit de Nestlé, le plus grand groupe alimentaire mondial, ou du danois Novo Nordisk, producteur du produit d’injection contre l’obésité Wegovy, ou de Richemont, le groupe mondial de produits de luxe, le chiffre d’affaires qu’ils réalisent en Europe ne joue qu’un rôle secondaire. L’ensemble des entreprises de l’indice Stoxx Europe 600, qui se compose de près d’un cinquième d’entreprises suisses, réalisent moins de 50 % de leur chiffre d’affaires en Europe, mais 23 % seulement aux États-Unis.

Troisièmement, les entreprises européennes sont structurellement moins bien valorisées que les entreprises américaines comparables. Cela signifie qu’il est particulièrement attractif d’acquérir une super entreprise mondiale avec une décote européenne : il existe de nombreux exemples, à l’instar de SAP, Schneider Electric et Holcim.

Chez Holcim, cela a des conséquences. Les activités américaines seront complètement séparées du reste du groupe. Et il ne s’agit pas seulement d’acrobaties financières, mais également d’une différence de culture : les critères ESG, la décarbonisation et la durabilité ne sont guère à l’ordre du jour aux États-Unis. On y construit comme jamais depuis des décennies : usines, infrastructures et logements. Les Américains ne s’occupent que de leur pays. « Pouvons-nous continuer à convoquer nos cadres américains en Suisse cinq fois par année ? Nous sommes parvenus à la conclusion que nous avions trop de succès aux États-Unis et que nous y étions trop grands pour gérer l’entreprise uniquement en tant que filiale », a déclaré le CEO de Holcim Jan Jenisch.

Les rendez-vous importants de la semaine à venir

6 février 2024 Allemagne : Nouvelles commandes industrielles, décem
7 février 2024 Japon : Balance commerciale et courante, décembre
8 février 2024 Chine : Prix à la production et à la consommation, janvier
9 février 2024 Allemagne : Inflation CPI et inflation sous-jacente janvier

Compte-rendu

Le 1er février 2024, ont eu lieu chez nous au Lüssihof deux séances d’information sur le thème « Placer son argent est aussi une question de confiance ».

Après un apéritif de bienvenue divertissant, nos invités ont été chaleureusement accueillis par notre CEO, fondateur et hôte Timo Dainese. Ensuite, ils ont écouté avec beaucoup d’attention les exposés de notre économiste en chef Prof. Dr. Maurice Pedergnana sur la situation actuelle de la place financière suisse, de Timo Dainese sur la philosophie d’entreprise de Zugerberg Finanz et notre approche en matière de placement, de notre Responsable relations Clients privés Thomas Aregger sur la gestion de fortune et la prévoyance tout au long de la vie et de notre CIO Cyrill von Burg sur la situation actuelle de l’économie mondiale et des marchés des capitaux. L’événement a été couronné par un délicieux apéritif dînatoire dans notre chaleureux jardin d’hiver.

Bilan de ces rencontres : deux événements riches de nombreuses informations, d’entretiens de bonne qualité, d’une bonne dose d’humour et d’une délicieuse restauration. Nous tenons à remercier l’ensemble des personnes ayant participé à l’événement.

Vous souhaitez vous aussi vous faire une idée de notre entreprise ? Nos prochaines séances d’information :

Séance d’information en ANGLAIS
Jeudi 29 février 2024
S’inscrire (en anglais)

Séance d’information en ALLEMAND
Jeudi 14 mars 2024
S’inscrire (en allemand)

Données du marché

Marchés d'actions depuis 31/12/2023
SMI 11'239.7 +0.9%
SPI 14'676.6 +0.7%
DAX € 16'918.2 +1.0%
Euro Stoxx 50 € 4'654.6 +2.9%
S&P 500 $ 4'958.6 +4.0%
Dow Jones $ 38'654.4 +2.6%
Nasdaq Composite $ 15'629.0 +4.1%
MSCI EM $ 988.2 –3.5%
MSCI World $ 3'247.6 +2.5%
Marchés obligataires depuis 31/12/2023
SBI Dom Gov TR 209.6 –2.5%
SBI Dom Non-Gov TR 114.9 –0.1%
Marchés immobiliers depuis 31/12/2023
SXI RE Funds 471.8 +2.1%
SXI RE Shares 3'158.1 –1.6%
Matières premières depuis 31/12/2023
Pétrole ($/Bbl.) 72.3 +0.9%
Or (CHF/kg) 56'843.1 +1.9%
Cours de change depuis 31/12/2023
EUR/CHF 0.9352 +0.7%
USD/CHF 0.8668 +3.0%
EUR/USD 1.0788 –2.3%
Taux d'intérêt à court terme
3M Prév. 3M Prév. 12M
CHF 1.69% 1.7%–1.9% 1.2%–1.3%
EUR 3.90% 3.7%–4.0% 3.0%–3.2%
USD 5.29% 5.3%–5.5% 4.0%–4.3%
Taux d'intérêt à long terme
10 ans Prév. 3M Prév. 12M
CHF 0.86% 0.7%–1.0% 0.8%–1.1%
EUR 2.23% 2.2%–2.5% 2.0%–2.2%
USD 4.02% 3.6%–3.8% 3.0%–3.3%
Renchérissement
2022 2023 2024P
Suisse 2.8% 1.5% 1.3%
Zone euro 8.5% 2.6% 2.2%
Etats-Unis 8.0% 3.0% 2.0%
Economie (PIB real)
2022 2023 2024P
Suisse 2.2% 1.3% 1.6%
Zone euro 3.3% 1.2% 1.8%
Etats-Unis 1.9% 2.6% 2.0%
Global 3.0% 2.9% 3.0%
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