La semaine dernière, nos actions ont connu une hausse supérieure à la moyenne. La confiance croissante dans la conjoncture et l’apaisement des inquiétudes sur le thème des taux d’intérêt ont propulsé vers le haut les marchés boursiers du monde entier. Et certains de nos titres ont également besoin de se rattraper après la morosité de l’année dernière. Les valeurs d’assurance ont connu une évolution particulièrement positive, notamment notre favorite: Swiss Life (+4.8 % la semaine dernière, soit +23 % depuis le début de l’année) a publié son rapport sur l’année 2022 et a permis d’envisager l’avenir avec optimisme après avoir réalisé «le bénéfice net le plus élevé de tous les temps». Ces résultats sont d’autant plus intéressants pour les investisseurs à long terme, car le rapport cours/bénéfice actuel de 12 reste modéré. Quant au rendement sur dividende de plus de 5 %, il est imposant.
La forte augmentation du dividende à 30 francs (+5 francs) témoigne de la confiance accordée à la résilience du modèle d’affaires. L’important produit des commissions provenant des activités de prévoyance de Swiss Life confirme que l’objectif ambitieux de 850 à 900 millions de francs d’ici 2024 est réaliste. Swiss Life s’est en revanche montrée plus réservée sur le plan de la vente d’assurances vie traditionnelles, qui mobilisent davantage de capitaux propres que les produits LPP liés à des placements. Enfin, les activités immobilières ont été resplendissantes, grâce à une croissance organique et à des projets de développement passionnants. Swiss Life, qui compte plus de 2’200 professionnels, gère et administre des biens immobiliers d’une valeur de 116 milliards de francs. Ils sont ainsi les leaders du marché en Europe. Pour ce faire, Swiss Life accorde une grande importance aux normes élevées. Par exemple, elle construit le siège social du groupe énergétique Engie, à Paris La Garenne-Colombes, pour environ un milliard. L’intégralité du projet écologique modèle de La Défense est conçu de sorte à être neutre en CO2 lorsqu’Engie installera son siège social l’année prochaine dans ce paysage de bâtiments recouverts de verdure.
L’entreprise Kühne+Nagel a également progressé (+18 % depuis le début de l’année). Étonnamment, son dividende a été augmenté de 10 à 14 francs suisses (+40 %). Lors de la journée des investisseurs, le CEO Stefan Paul a expliqué que la conjoncture exceptionnelle qui a duré deux ans dans la branche était terminée. Le transport de marchandises à travers le monde a repris son cours habituel, ce qui nécessite des mesures de réduction des coûts. Avec sa «Roadmap 2026», Kühne+Nagel poursuit une stratégie qui se distingue de l’activité de masse de la plupart des transporteurs et vise à concrétiser la vision 2030 («the most trusted supply chain partner supporting a sustainable future»). «Nous ne voulons pas être le fournisseur le moins cher du marché, mais fournir la meilleure qualité», a souligné Stefan Paul en indiquant ainsi la direction à suivre. Une importance accrue est accordée à des thèmes tels que la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, les systèmes de gestion du transport en réseau avec les systèmes informatiques des clients et des fournisseurs et les informations en temps réel basées sur le cloud.
Il est possible de spéculer sur l’évolution des taux d’intérêt, sur l’inflation et sur bien d’autres choses encore. Des indicateurs conjoncturels «souples», tels que les sondages auprès des directeurs d’achat, peuvent également donner lieu à ces estimations qui changent quotidiennement. Le fait est que les entreprises ne vivent pas de sondages et de spéculations sur les taux d’intérêt, mais sont exposées à la dure réalité du marché. Soit leur produit est acheté au prix affiché, soit il ne l’est pas, et dans ce dernier cas, si cela a lieu trop souvent, cela entraîne une augmentation des stocks, qui peut être résorbée par une baisse des prix ou par un simple processus d’amortissement.
Au bout du compte, c’est l’économie réelle qui compte, pas les sondages, et encore moins les prévisions. Contrairement aux CEO américains, qui affichent notoirement une attitude optimiste et semblent même souvent dominer l’ensemble du secteur, les CEO européens font preuve de beaucoup plus d’humilité, voire d’un peu plus de clairvoyance. Les entreprises européennes adoptent souvent une approche plus globale, tandis que les entreprises américaines se basent généralement sur leur marché national dominant. Actuellement, les entreprises américaines ne profitent guère des compétences en matière de vente de leurs dirigeants. Les actions américaines ne sont tout simplement pas attrayantes pour le grand public, tant en termes de valorisation, de rendement sur dividende ou d’alternative aux fonds à court terme qui permettent d’atteindre 5 % ou plus, et ce en dollars américains menacés de dévaluation.
En revanche, un nombre croissant d’entreprises européennes surprennent actuellement par leur résilience. Même un groupe VW plutôt indolent est manifestement plus flexible que GM ou Ford. Et Lufthansa surprend par sa solidité dans le secteur très disputé des compagnies aériennes. Dans le secteur de la construction, Saint Gobain, Sika et Holcim démontrent de manière impressionnante ce dont sont capables les entreprises européennes agiles sur les marchés mondiaux. La PDG de Veolia Environnement Estelle Brachlianoff a également animé de manière crédible la journée consacrée aux investisseurs. En tant que champion mondial de la transition écologique, le groupe français entend bien devenir la référence en matière d’offre de solutions écologiques. C’est avec plaisir que nous intégrons de telles entreprises dans notre portefeuille.
D’ailleurs, soit dit en passant: après deux mois écoulés pendant l’année en cours, les indices boursiers européens sont supérieurs de 6 % à 8 % aux indices comparables des États-Unis.
Correction des attestations fiscales concernant les dépôts auprès de bank zweiplus
Malheureusement, à la fin du mois de février, une erreur s’est glissée dans les attestations fiscales que bank zweiplus a transmises à nos clientes et clients ou déposées dans leur mailbox : les positions cash dans le compte stratégique n’ont pas été prises en compte. En revanche, l’ensemble des positions de titres sont affichées correctement. La banque travaille actuellement à pouvoir déposer dès que possible les attestations fiscales corrigées dans la boîte aux lettres de l’e-banking. Nous vous prions de bien vouloir utiliser uniquement les nouvelles attestations dans le cadre de votre déclaration d’impôts.
Point sur le marché de Zugerberg Finanz «Taux d’intérêt 2023 – quelle est la tendance ?»
Mercredi 8 mars 2023 08h00 – env. 08h30 Langue : Allemand Support : Événement en ligne via Zoom
S’inscrire (en allemand)
Ateliers de l’économie de Zugerberg Finanz à l’intention des jeunes – mars 2023
Enthousiasmer et motiver les jeunes ! Samedi, 11 mars 2023 et samedi 18 mars 2023, nous organisons deux ateliers d’une journée pour les jeunes, sous les titres «Fascination économie» et «Fascination bourses et marchés des capitaux». Ces ateliers d’une journée peuvent être suivis séparément, et s’adressent aux jeunes âgés de 13 à 17 ans. A cette occasion, les jeunes participants auront la possibilité de s’initier aux thématiques économiques sous une forme claire et concise.