Rapport hebdomadaire 03/2020

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Une grande vague de nouvelles obligations

La première semaine commerciale de l’année 2020 fut effrénée. Les marchés obligataires européens ont affiché un volume record de nouvelles émissions. En l’espace de cinq jours seulement, les entreprises ont emprunté des fonds d’un montant nettement supérieur à 100 milliards d’euros. C’est bon signe car une entreprise solide emprunte uniquement si celle-ci peut, grâce à ces fonds, financer également des projets d’avenir intéressants.

Par ailleurs, ce qui est fascinant sur le marché européen, c’est l’augmentation de l’attractivité de ce dernier. Pendant longtemps, le marché obligataire en dollars américains a été considéré comme le nec plus ultra. Cependant, les marchés européens rattrapent leur retard. Face au nombre croissant d’émissions, de plus en plus d’analystes suivent leur évolution; finalement, les liquidités augmentent également.

Cette tendance a également à voir avec les projets de financement. Il y a peu, avec l’acquisition d’une part importante d’une obligation d’une entreprise norvégienne, nous avons permis de financer le plus grand projet de parc éolien onshore en Europe (et le sixième plus grand au monde). Ce parc éolien générera suffisamment d’électricité pour 350’000 ménages, et contribuera à une réduction des émissions de CO2 de l’ordre de deux millions de tonnes par an.

Dans un contrat d’achat d’électricité convenu avec l’État, il est également stipulé que l’énergie produite sera mise à la disposition des ménages à un prix attractif. En fin de compte, nous y reconnaissons notre préoccupation: placer les capitaux économisés de la clientèle avec autant de soin et de circonspection. Le rendement est considéré avec le risque; on s’attache cependant toujours à vérifier s’il est possible de générer un avantage climatique supplémentaire.

Actuellement, l’initiative internationale «Climate Action 100+» est en train de voir le jour, et compte d’ores et déjà 370 investisseurs institutionnels, dont BlackRock et plusieurs grandes banques. Les risques liés au changement climatique à l’échelle mondiale semblent s’accroître à une vitesse vertigineuse, et les revendications des clients qui exigent de se consacrer à ce problème et d’entrer en dialogue direct avec les entreprises, prennent de plus en plus d’ampleur. À titre d’exemple, exclure du portefeuille d’investissement, une entreprise telle que la société allemande RWE qui s’est développée grâce à la production d’électricité à partir du charbon, serait trop simple. Les grands investisseurs notamment doivent s’adresser à la direction afin de lui faire part de leurs attentes et provoquer un changement correspondant.

Chez RWE, l’axe entrepreneurial a également évolué sous la pression des bailleurs de fonds. Tout comme Enel et Iberdrola, le groupe est en bonne voie de passer la capacité énergétique renouvelable au premier plan. La capacité des énergies renouvelables, que RWE augmente actuellement chaque année, est égale à cinq fois la puissance de la centrale nucléaire de Mühleberg, désormais fermée. Ces trois entreprises européennes leaders comptent parmi les cinq plus grandes à l’échelle internationale, veillent à une décarbonisation croissante et, parallèlement, à une longue histoire de plus-value pour les actionnaires et les bailleurs de fonds.

Sujet de la semaine: L'industrie des grandes nations de la zone euro se redresse

Le secteur industriel dans la zone euro présente des signes de rétablissement, et le risque de récession pour l’économie européenne est conjuré. C’est ce que laissent augurer les données de production nationales des quatre plus grandes nations de la zone euro pour le mois de novembre. L’Allemagne a été le premier pays à annoncer une flambée de la production, suivi de la France, de l’Italie et de l’Espagne. Eurostat, l’Office statistique de l’Union Européenne, a encore besoin de quelques jours pour calculer le résultat total.

Toutefois, ce qui est important, c’est que le secteur industriel soit hétérogène. L’industrie du bâtiment qui affiche des carnets de commandes pleins se distingue nettement de l’industrie de construction de machines-outils. Cependant, dans l’ensemble, la contribution devrait se situer nettement du côté positif. En 2020, les États industrialisés européens devraient afficher, au total, jusqu’à 1,5% de croissance réelle, notamment grâce à la stabilisation du secteur des services.

Le moral économique dans la zone euro remonte. L’indicateur de sentiment économique (ESI) a progressé de 0,3 points, atteignant ainsi une valeur de 101,5. Les prévisions en matière d’économie et d’inflation restent positives mais donnent des signes de faiblesse. On ne table ni sur une récession, ni sur une déflation. Par conséquent, ce n’est pas mal que la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) continue de faire en sorte que la tendance à la hausse des prix dans la zone euro se consolide suffisamment.

Pendant ce temps, la BCE prépare un changement de cap concernant l’objectif en matière d’inflation. Au lieu de définir une stabilité du niveau des prix à une valeur «en dessous mais proche de 2%», certains membres du conseil de la BCE plaident en faveur d’un objectif d’inflation de 2% symétrique et flexible. En cas de taux d’inflation un peu plus élevé que souhaité, une tolérance identique à celle pour une valeur inférieure à l’objectif devrait s’appliquer. Tel est déjà le cas actuellement aux États-Unis où l’inflation s’élève à 2,3%, tandis que la banque centrale subit une certaine pression de la part du président des États-Unis, Donald Trump, pour ne pas démordre de sa politique monétaire laxiste et de ses interventions sur le marché monétaire.

Par ailleurs, la Banque nationale suisse (BNS) a bien géré. En 2019, celle-ci a atteint un bénéfice de 49 milliards de francs suisses, et a ainsi surpassé les attentes les plus audacieuses.

Les principales dates de la nouvelle semaine

13 janvier 2020 Inde: inflation et inflation sous-jacente au mois de décembre
14 janvier 2020 États-Unis: inflation et inflation sous-jacente au mois de décembre
16 janvier 2020 Allemagne: inflation et inflation sous-jacente au mois de décembre
17 janvier 2020 États-Unis: Sentiment Université du Michigan au mois de janvier

Actualités

Relevés et rapports 2019

Afin que vous soyez informé au mieux, vous trouverez ci-dessous une liste des documents de fin d’année accompagnés de leur date d’envoi.

Relevés de dépôt
Zugerberg Finanz FP, NH, Z

Envoi: Semaine 4

Relevé de dépôt
Zugerberg Finanz R

Envoi: Semaine 2

Reddition des comptes
Zugerberg Finanz R

Envoi: Semaine 4

Attestation d’imposition
Zugerberg Finanz 3a

Envoi: Semaine 5

Relevé de dépôt
Zugerberg Finanz FZ, 3a

Envoi: Semaine 5/6

Relevés fiscaux
Envoi: semaine 5/6

Rapport semestriel
Zugerberg Finanz

Envoi: Semaine 4

Conseil consultatif en matière économique et financière de Zugerberg Finanz: s’inscrire dès à présent

Il reste encore quelques places pour l’évènement qui aura lieu dans la Luzerner Saal au KKL de Lucerne.

Mardi 21 janvier 2020
de 18h00 à 20h15 env., Lucerne

Vous trouverez le programme et un formulaire d’inscription sur notre site internet.

Cordialement, Timo Dainese

Données du marché

Marchés d'actions depuis 31/12/2019
SMI 10'639,5 +0,2%
SPI 12'866,5 +0,2%
DAX € 13'483,3 +1,8%
Euro Stoxx 50 € 3'789,5 +1,2%
S&P 500 $ 3'265,4 +1,1%
Dow Jones $ 28'823,8 +1,0%
MSCI EM $ 1'133,6 +1,7%
MSCI World $ 2'377,6 +0,8%
Marchés obligataires depuis 31/12/2019
SBI Dom Gov TR 237,0 +0,7%
SBI Dom Non-Gov TR 119,7 +0,2%
Marchés immobiliers depuis 31/12/2019
SXI RE Funds 457,7 +4,9%
SXI RE Shares 3'340,5 +2,0%
Matières premières depuis 31/12/2019
Pétrole ($/Bbl.) 59,0 –3,3%
Or (CHF/kg) 48'852,9 +3,3%
Cours de change depuis 31/12/2019
EUR/CHF 1,0816 –0,3%
USD/CHF 0,9726 +0,6%
EUR/USD 1,1121 –1,0%
Taux d'intérêt à court terme
3M Prév, 3M Prév, 12M
CHF –0,68 −0,8 - −0,7 −0,8 - −0,7
EUR –0,42 −0,4 - −0,3 −0,2 - −0,1
USD +1,84 +1,8 - +2,1 +1,8 - +2,1
Taux d'intérêt à long terme
10A Prév, 3M Prév, 12M
CHF –0,50 −0,6 - −0,4 −0,2 - −0,1
EUR –0,21 −0,4 - -0,1 −0,0 - −0,4
USD +1,82 +1,9 - +2,3 +2,0 - +2,4
Renchérissement
2020P 2021P 2022P
Suisse +1,0% +1,1% +1,2%
Zone euro +1,6% +1,8% +1,9%
Etats-Unis +1,6% +2,0% +2,2%
Economie (PIB real)
2020P 2021P 2022P
Suisse +1,4% +1,5% +1,5%
Zone euro +1,4% +1,8% +2,0%
Etats-Unis +1,6% +2,0% +2,2%
Global +3,0% +3,2% +3,2%
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