Après un mois d’octobre misérable, les marchés des capitaux ont poursuivi leur reprise la semaine dernière. Les obligations d’entreprises en ont bénéficié et ont progressé d’environ 2 % jusqu’à présent au cours du mois. Sur le marché suisse des actions (SMI), la progression s’est élevée à +4.7 % depuis le début du mois. Le SMI a terminé la semaine dernière à 10’879 points, ce qui conforte l’espoir d’une fin d’année apaisée. Toutefois, les premiers flocons de neige viennent nous rappeler que nous devons déjà nous occuper sérieusement du marché des capitaux pour l’année 2024. En ce qui concerne l’année à venir, nous nous réjouissons des prévisions du Fonds monétaire international (FMI), selon lesquelles il faut s’attendre à une croissance économique mondiale solide de 2.9 %. Cela devrait renforcer la reprise amorcée pour plusieurs catégories de placement (obligations, actions, investissements sur le marché privé). L’inflation ne sera plus la thématique principale : alors qu’en novembre 2022, elle dépassait encore les 9 %, elle est dans l’intervalle tombée à 3.2 % (États-Unis) et à 2.9 % (zone euro). Il s’agit du niveau d’inflation le plus faible depuis plus de deux ans, qui s’accompagne de l’attente d’une baisse des taux directeurs dans le courant de l’année prochaine. Il est possible que ces observations fondamentales aient permis d’embellir quelque peu l’humeur des entrepreneurs, malgré le fait qu’ils continuent à déplorer le manque de nouvelles commandes. Quoiqu’il en soit, en Allemagne, l’indice du climat des affaires de l’ifo a augmenté pour la troisième fois consécutive, ce qui a trouvé un écho modérément positif. Toutefois, le creux de la vague semble avoir été atteint dans la principale économie européenne. En tout cas, le moral des quelque 9’000 entreprises interrogées semble plus stable qu’à la fin de l’été. L’indice a montré que les attentes avaient continué à s’améliorer. Ce qui n’empêche pas certains de râler en affirmant que les perspectives économiques sont un peu moins mauvaises qu’auparavant. A l’instar de l’ensemble des entreprises d’Europe occidentale, la nation exportatrice habituée à la croissance doit apprendre dans la douleur que ni la croissance, ni la compétitivité ne vont de soi. L’Allemagne a besoin d’une dérégulation fondamentale, d’une culture du travail basée sur les performances et d’un projet de grande envergure sur le plan de la formation et de la numérisation. La situation des infrastructures publiques et de la mentalité administrative se rapproche de plus en plus du niveau pitoyable des États-Unis et ne constitue certainement pas un moteur de croissance. Le dernier élan de réforme remonte à dix ans déjà. Même les pays du sud de l’Europe comme le Portugal et la Grèce ont entrepris d’avantage d’innovations économiques durant cette période que l’Allemagne récemment. C’est pourquoi il n’est pas étonnant que ces pays connaissent désormais une croissance plus dynamique que celle de notre principal partenaire commercial. En fonction de l’ampleur et de la propension au risque, nous avons intégré de manière sélective dans nos portefeuilles des actions d’entreprises allemandes leaders du marché. Nous sommes très satisfaits de l’évolution de SAP, Siemens et DHL Group ainsi que de Deutsche Telekom. Mutares, le spécialiste allemand de l’assainissement d’entreprises, a eu une charge de travail particulièrement importante et a connu un développement remarquable. La transformation du groupe Mercedes connaît actuellement un temps d’arrêt. Comme pour toutes les positions, nous procédons ici aussi à une évaluation et à une pondération des risques afin que nos portefeuilles puissent bénéficier des meilleures opportunités pour 2024.
A la fin d’une année civile, il faut dresser le bilan. Nous n’en sommes plus très loin. Il reste également important d’examiner l’avenir et d’orienter le portefeuille à temps en fonction de cet examen. Mais cette démarche doit se fonder en amont sur une réflexion fondamentale sur l’économie nationale, Sur cette base, il y a lieu de se pencher sur le meilleur équilibre entre les différentes classes d’actifs, sur les opportunités et les menaces existant dans les différentes branches ainsi que sur les forces et faiblesses des différentes entreprises.
Sur le plan macroéconomique, ce qui doit être fait est clair. La directrice du FMI, Kristalina Georgieva, appelle l’Allemagne à investir. «Pour assurer la croissance, l’Allemagne doit investir dans ses infrastructures, dans la transition verte de son économie ainsi que dans les compétences de sa population» a déclaré Mme Georgieva. «Et nous ne parlons pas ici d’investissements anodins, surtout quand on sait que la prochaine étape consiste à s’adapter à l’intelligence artificielle sur le plan économique», a-t-elle ajouté. On pourrait y ajouter que les conditions-cadres de la législation en matière de baux à loyer doivent être améliorées, au risque de voir disparaître les investissements dans l’immobilier résidentiel. En outre, le tournant énergétique ne saurait être réalisé sans sécurité de l’approvisionnement. Les procédures d’autorisation pour la production d’énergie renouvelable hydraulique, éolienne et solaire traînent pendant des années – comme c’est le cas en Suisse.
À l’inverse, il semble presque certain qu’après dix augmentations depuis l’été 2022, la phase de resserrement de la politique monétaire peut être considérée comme terminée. C’est en tous les cas le signal envoyé par la Banque centrale européenne, même si, comme aux États-Unis, il est clair que le chemin vers la stabilité des prix n’est pas encore terminé. Pour reprendre les mots de la présidente de la BCE Christine Lagarde, qui s’est exprimée à ce sujet la semaine dernière : «il n’est pas encore temps de crier victoire. Nous devons suivre de près l’évolution de la situation jusqu’à ce que nous ayons des preuves claires que les conditions sont réunies pour un retour durable de l’inflation vers notre objectif de 2 %».
D’une manière générale, l’on s’attend à ce que la zone euro sorte progressivement de son creux conjoncturel au printemps 2024. La détente de l’inflation a une incidence positive sur la consommation, tout comme le nombre record de personnes actives dans la zone euro comme en Suisse.
Conseil consultatif en matière économique et financière de Zugerberg Finanz – janvier 2024
Le mardi 16 janvier et le jeudi 18 janvier 2024 aura lieu la 32e édition du Conseil consultatif en matière économique et financière de Zugerberg Finanz au Theater Casino de Zoug et au KKL de Lucerne. Le programme sera mené par Timo Dainese, fondateur et partenaire dirigeant, ainsi que par le Prof. Dr. Maurice Pedergnana, économiste en chef et partenaire dirigeant de Zugerberg Finanz. L’orateur invité, le Prof. Dr. Roland Siegwart, directeur de l’Autonomous Systems Lab et co-fondateur de Wyss Zurich, nous donnera un aperçu de l’univers de l’intelligence artificielle et de la robotique.
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Séance d’information pour particuliers en suisse-allemand – Placer son argent est aussi une question de confiance
Le jeudi 1 février 2024 auront lieu chez nous au Lüssihof deux séances d’information destinées aux particuliers. Ces événements s’adressent principalement aux personnes qui souhaitent faire plus ample connaissance avec notre organisation.
Ateliers de l’économie de Zugerberg Finanz à l’intention des jeunes – mars 2024
Enthousiasmer et motiver les jeunes ! Samedi, 9 mars 2024 et samedi 16 mars 2024, nous organisons deux ateliers d’une journée pour les jeunes, sous les titres «Fascination économie» et «Fascination bourses et marchés des capitaux».