Rapport hebdomadaire 39/2023

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Le mois de septembre tient sa parole

Conformément au modèle saisonnier, le mois de septembre et le mois d’août représentent ensemble le couple de mois présentant les pires rendements mensuels sur l’ensemble de l’année. Cela vaut non seulement pour le Swiss Market Index (SMI) (-0,9 % de rendement mensuel en moyenne), mais aussi pour le Dow Jones américain et le DAX allemand. Pour l’instant, le mois de septembre tient sa parole. Vendredi dernier, le SMI a entamé son week-end avec -1.0 % depuis le début du mois. Pour le Dow Jones (-2.2 %) et le DAX (-2.4 %), la baisse a été plus prononcée.

Ces derniers jours, l’espoir d’un retour rapide à une politique monétaire plus accommodante a été balayé. Certaines valeurs technologiques isolées, qui avaient brillé jusqu’à présent au cours de l’année, en ont été fortement affectées. L’indice technologique américain du Nasdaq a perdu 5.9 % depuis le début du mois. Apple (-7 %) a connu un résultat plus négatif que Google (-4 %) et Microsoft (-3 %). Néanmoins, dans l’ensemble, les trois quarts de nos actions restent en zone positive depuis le début de l’année. Bien que nous ayons été surpris par le changement de CEO chez Lonza (-13 % depuis le début du mois), nous considérons toutefois que la position de ce titre du SMI est prometteuse sur le moyen terme.

Les rendements des bons du Trésor américain à dix ans ont augmenté depuis le début de l’année, passant de 3.9 % à 4.4 %. Désormais, le pic des taux d’intérêt devrait être atteint. Sur un fond de baisse des anticipations d’inflation, le rendement réel des obligations est passé à 2.0 %, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 2008, ce qui a engendré un transfert de capitaux depuis les actions vers les obligations. Les grèves qui se sont étendues simultanément à 38 sites de production américains supplémentaires de GM, Ford et Stellantis (toutefois, pas dans les usines Tesla, où les travailleurs gagnent nettement moins) pèsent sur le moral des investisseurs. Manifestement, les syndicats n’acceptent même pas une augmentation de salaire de 20 %, mais revendiquent 46 % de hausse sur quatre ans et beaucoup de prestations sociales supplémentaires. S’il faisaient preuve de la même obstination, les républicains pourraient bientôt obtenir un nouveau «Government Shutdown». A la lumière de tels défis, une nouvelle hausse des taux directeurs américains ne pouvait en toute logique avoir lieu. Étant donné que les espoirs d’une éventuelle baisse des taux en 2024 diminuaient parallèlement, le dollar a continué à s’apprécier et a terminé la semaine à 0.91 franc.

En ce qui concerne les actions suisses, nous restons confiants. Avec 11’014 points, le SMI n’est que 2.7 % plus élevé qu’en début d’année. Si l’on considère les progrès réalisés par les entreprises cette année, il s’agit d’un résultat extrêmement modeste. En outre, le rendement réel des obligations d’État en francs suisses (1.0 % pour les obligations suisses à dix ans) est toujours négatif. De ce point de vue, les actions, avec leur fort rendement en dividendes, ne sont pas menacées. A cela s’ajoute que les résultats des entreprises devraient dans l’ensemble être plutôt revus à la hausse. En effet, le franc s’est sensiblement déprécié au cours des dernières semaines, ce qui va de pair avec une probabilité accrue de nouveaux résultats records.

Sujet de la semaine : De plus en plus d’ETF sont actifs

Nous n’avons jamais été des amis de l’investissement passif, qui équivaut à acheter un indice avec tous ses bons et mauvais côtés. Lorsqu’il se trouve face à un étalage de fruits, notre CEO Timo Dainese n’achète jamais aveuglement une corbeille pleine de pommes, sans faire à attention à ce qu’elles soient véreuses, abîmées ou non. La priorité est toujours accordée à la sélection individuelle.

En Suisse, un ETF était obligatoirement lié à un engagement en actions du Credit Suisse. En Chine, un ETF est typiquement lié à 50 % d’entreprises d’État, en Inde «seulement» à 25 %. En outre, les ETF du monde occidental consistaient surtout à miser sur les chevaux de bataille de l’ancien monde : EastmanKodak, IBM, Boeing, 3M, Walgreens Boots et Honeywell. La quasi-totalité des ETF sont passés à côté de la résurrection des premières figures de proue de la nouvelle ère numérique.

Face à cette série de «déceptions», le secteur se devait de réagir. Entretemps, les ETF se transforment de plus en plus en une enveloppe gérée activement. D’abord, une génération 2.0 entière a été déployée, puis une génération de Smart Beta ETF dans lesquels, par exemple, les actions faiblement évaluées ont été surpondérées, tout au moins temporairement. Nous sommes aujourd’hui à la génération 3.0. Les stratégies passives et les stratégies bon marché disparaissent. La nouvelle génération est plus onéreuse et se base de plus en plus sur la recherche, comme les stratégies d’investissement actives classiques, avec une composante d’anticipation. C’est clair pour n’importe quel automobiliste, car regarder constamment dans le rétroviseur, même avec l’assistance des meilleurs moyens techniques possibles, est toujours plus dangereux que de regarder devant soi en faisant preuve de calme et d’anticipation.

Cela a également touché depuis longtemps le monde des obligations, dans lequel les ETF smart beta se sont largement répandus. L’objectif poursuivi est d’obtenir un rendement supérieur à l’indice de référence, parfois avec une durée résiduelle plus courte («short duration»), parfois avec des critères de durabilité («sustainability») et parfois avec des obligations vertes («green bonds»). Dans l’intervalle, la difficulté consiste à garder une vue d’ensemble. Il y a déjà plus de 10’000 ETF en circulation dans le monde. À elle seule, la recherche de la bonne combinaison s’avérera déjà une tâche intensive.

Les rendez-vous importants de la semaine à venir

26 septembre 2023 : Portugal: World Aviation Festival à Lisbonne
27 septembre 2023 : Allemagne: Indice de confiance des consommateurs GfK, octobre
28 septembre 2023 : Allemagne, Espagne: Inflation sous-jacente CPI et inflation septembre
29 septembre 2023 : Zone euro / États-Unis: Inflation sous-jacente et inflation septembre/août

Événements

Placer son argent est aussi une question de confiance – Séance d’information pour particuliers – novembre 2023

Le jeudi 9 novembre 2023 aura lieu chez nous au Lüssihof une séance d’information pour particuliers.

Cette séance s’adresse principalement aux personnes qui souhaitent faire plus ample connaissance avec notre organisation. Vous trouverez des informations plus détaillées à ce sujet ainsi que les modalités d’inscription ici :

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Point sur le marché de Zugerberg Finanz – Septembre 2023
«Taux d’intérêt 2023 – quelle est la tendance ?»

 Date : Jeudi 28 septembre 2023
Heure :
08h00 (25 minutes avec Q&A)
Langue : Allemand
Support : Événement en ligne via Zoom

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Forum d’investissement pour les investisseurs institutionnels

Le forum s’adresse aux investisseurs institutionnels, en particulier aux membres de conseils de fondation et aux représentants de caisses de pension.

Date : Mardi 24 octobre 2023
Lieu : Lüssihof (Lüssiweg 47, 6300 Zoug)
Heure : de 8h00 à 10h00 avec petit-déjeuner

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Données du marché

Marchés d'actions depuis 31/12/2022
SMI 11'014.8 +2.7%
SPI 14'462.6 +5.3%
DAX € 15'557.3 +11.7%
Euro Stoxx 50 € 4'207.2 +10.9%
S&P 500 $ 4'320.1 +12.5%
Dow Jones $ 33'963.8 +2.5%
Nasdaq Composite $ 13'211.8 +26.2%
MSCI EM $ 964.2 +0.8%
MSCI World $ 2'879.9 +10.6%
Marchés obligataires depuis 31/12/2022
SBI Dom Gov TR 203.4 +6.5%
SBI Dom Non-Gov TR 111.8 +2.7%
Marchés immobiliers depuis 31/12/2022
SXI RE Funds 443.7 +0.8%
SXI RE Shares 3'047.4 +5.1%
Matières premières depuis 31/12/2022
Pétrole ($/Bbl.) 90.0 +12.2%
Or (CHF/kg) 56'115.2 +3.5%
Cours de change depuis 31/12/2022
EUR/CHF 0.9660 –2.4%
USD/CHF 0.9066 –1.9%
EUR/USD 1.0653 –0.5%
Taux d'intérêt à court terme
3M Prév. 3M Prév. 12M
CHF 1.70% 1.7%–1.9% 1.7%–1.9%
EUR 3.96% 3.7%–4.0% 3.6%–3.9%
USD 5.40% 5.3%–5.5% 4.0%–4.3%
Taux d'intérêt à long terme
10 ans Prév. 3M Prév. 12M
CHF 1.07% 0.8%–1.1% 0.8%–1.1%
EUR 2.72% 2.4%–2.7% 2.4%–2.7%
USD 4.43% 3.6%–3.8% 3.0%–3.3%
Renchérissement
2022 2023P 2024P
Suisse 2.8% 1.9% 1.6%
Zone euro 8.5% 5.3% 3.0%
Etats-Unis 8.0% 3.4% 2.2%
Economie (PIB real)
2022 2023P 2024P
Suisse 2.2% 1.0% 1.5%
Zone euro 3.3% 1.1% 1.5%
Etats-Unis 1.9% 1.6% 2.0%
Global 3.0% 2.7% 3.0%
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