La semaine dernière, ce sont les inquiétudes conjoncturelles qui ont caractérisé les maigres échanges sur les marchés. Cette mauvaise ambiance était principalement imputable aux données conjoncturelles décevantes en provenance de Chine et du Japon. En juillet, la production industrielle et les ventes au détail chinoises n’ont pas été à la hauteur des attentes. Les problèmes d’endettement du groupe immobilier chinois Country Garden et la baisse surprise du taux directeur par la banque centrale chinoise ont alimenté les doutes sur la capacité de la Chine à atteindre cette année encore son objectif de croissance de 5 %. En revanche, les bons chiffres conjoncturels issus de la zone euro ont apporté un peu de confiance. Pour la première fois depuis l’été 2022, l’économie a connu une légère croissance au début de l’été (+1.2 % en rythme annualisé) et se maintient plutôt bien dans un environnement difficile avec des taux d’inflation en baisse. En juin, les entreprises ont augmenté leur production (+0.5 %), ce qui a surpris les observateurs. Après neuf hausses consécutives des taux d’intérêt, on ignore encore si la Banque centrale européenne procédera à une nouvelle hausse après la pause estivale ou si elle fera une «pause de taux». Le taux directeur s’élève désormais à 4.25 %, soit le même niveau qu’au début de la crise financière de 2008. Le flux d’argent bon marché a été stoppé. La nouvelle hausse importante des salaires en Grande-Bretagne a alimenté les craintes d’une pression continue sur les prix et de nouvelles hausses des taux d’intérêt. Les bonnes informations conjoncturelles en provenance des États-Unis ont été accueillies avec inquiétude. Des chiffres d’affaires du commerce de détail étonnamment élevés sont venus nourrir la crainte d’une nouvelle hausse des taux directeurs. La situation sur le marché de l’emploi poursuit son embellie et stabilise le taux de chômage à 3.5 %. La croissance toujours dynamique du revenu réel disponible et la diminution de la charge engendrée par la fin du resserrement de la politique monétaire assurent une croissance positive solide. Malgré cette vigueur, on peut partir du principe qu’une baisse de l’inflation sous-jacente, un ralentissement de l’inflation des loyers («shelter») et une réduction progressive de la demande sur le marché de l’emploi devraient permettre à l’inflation globale de se rapprocher de l’objectif de 2 % de la banque centrale d’ici la fin de l’année prochaine, voire un peu avant, sans qu’il soit nécessaire de procéder à de nouvelles hausses de taux. Les rendements des obligations d’État ont fortement augmenté au cours des trois derniers mois, ce qui a occasionné une baisse des prix des obligations. Aux États-Unis, principal marché obligataire, les rendements des obligations de référence à dix ans sont passés de 3.5 % à 4.3 %. En Allemagne, la hausse a été relativement modérée, soit de 2.3 % à 2.6 %. La hausse des rendements a eu un effet d’aspiration sur les marchés des actions. Dans le monde entier, les bénéfices des sept premiers mois ont été réalisés et le capital a été transféré vers les obligations. Ce mois d’août est le mois de la pire performance des actions depuis 2010. Par conséquent, d’un point de vue saisonnier, il n’est pas surprenant que le Swiss Market Index (SMI) se soit érodé depuis le début du mois (-4.2 %) sur fond de faibles volumes de transactions. D’autres places financières ont encore plus souffert jusqu’à présent au cours du mois : le Hang Seng chinois (-10.6 %) a beaucoup plus souffert que le Sensex indien (-2.4 %). Aux États-Unis, l’indice technologique Nasdaq (-7.4 %) a davantage souffert que l’indice large S&P 500 (-4.8 %). Son indice de référence en Europe (Stoxx Europe 600 : -4.9 %) a reculé tout autant.
Nous partons du principe que la croissance du PIB réel de l’économie mondiale s’élèvera en moyenne annuelle à environ 2.5 % en 2023. C’est légèrement en-dessous du chiffre de l’année précédente, pour cause de durcissement de la politique monétaire et de l’octroi plus restrictif de crédits par les banques aux États-Unis et en Europe. Bien qu’affaiblie, la croissance chinoise contribue toujours plus que la moyenne à l’économie mondiale. Toutefois, lors du sommet des BRICS qui aura lieu prochainement à Johannesburg, l’Inde sera un fier éléphant dont les problèmes ont peu en commun avec ceux des autres pays émergents leaders (Brésil, Russie, Chine, Afrique du Sud). Alors que les chefs de gouvernement du Brésil (Lula da Silva) et de l’Afrique du Sud (Cyril Ramaphosa) sont principalement confrontés à des crises de politique intérieure, le Russe Vladimir Poutine s’est aliéné la sympathie de nombreux pays émergents en infligeant des dommages catastrophiques aux marchés mondiaux de l’énergie et de l’alimentation par ses opérations militaires. Le blocus maritime des céréales ukrainiennes figurera certainement à l’ordre du jour, tout comme la «dédollarisation» du commerce mondial. Les pays du BRICS sont plutôt d’accord sur ce point et tendent de plus en plus à réaliser leurs échanges commerciaux si possible dans leurs propres monnaies «locales», ce même avec des pays tiers puissants (Arabie saoudite, Indonésie, Iran, Vietnam), dans le but de briser l’hégémonie du dollar américain et partant, celle du système juridique américain. Peu après la réunion des BRICS, le sommet du G20 sera organisé à Delhi. Le Premier ministre indien Narendra Modi profitera de cette occasion pour présenter le rôle de l’Inde sur la scène mondiale. Le sous-continent de plus de 1.4 milliard d’habitants se trouve actuellement dans une phase de croissance structurellement dynamique. Les investissements dans les infrastructures réalisés ces dernières années ont insufflé un puissant élan à l’économie nationale. Les entreprises de services mondiales ont volontiers recours à l’Inde en tant que bureau offshore. La nouveauté est qu’elle gagne désormais en importance également en tant que site de production. A elles seules, les exportations d’iPhone d’Apple devraient atteindre 10 milliards de dollars par an. Le pays le plus peuplé du monde dispose d’une population jeune et bien éduquée. Avec un âge médian de 28 ans, elle fait progresser la numérisation, la mobilité et la modernité. Il y a quelques mois, les deux compagnies aériennes Air India et IndiGo ont passé commande d’environ 500 nouveaux avions chacune auprès d’Airbus et de Boeing – soit les deux plus importantes commandes de l’histoire de l’industrie aéronautique.
Placer son argent est aussi une question de confiance Séance d’information pour particuliers – août 2023
Le mardi 29 août 2023 aura lieu chez nous au Lüssihof une séance d’information destinée aux particuliers. Cette séance s’adresse principalement aux personnes qui souhaitent faire plus ample connaissance avec notre organisation. Vous trouverez des informations plus détaillées à ce sujet ainsi que les modalités d’inscription ici :
S’inscrire (en allemand)
Forum d’investissement Zugerberg Finanz pour les investisseurs institutionnels
Le forum s’adresse aux investisseurs institutionnels, en particulier aux membres de conseils de fondation et aux représentants de caisses de pension.
Date : Mardi 24 octobre 2023 Lieu : Lüssihof (Lüssiweg 47, 6300 Zoug) Heure : de 8h00 à 10h00 avec petit-déjeuner
Foire de Zoug 2023
Cette année, nous serons à nouveau présents à la foire de Zoug, et nous nous réjouissons de pouvoir vous accueillir à notre stand. La foire d’automne aura lieu du samedi 28 octobre au dimanche 5 novembre 2023 au Stierenmarktareal de Zoug. Vous trouverez bientôt de plus amples informations sur notre site Internet.