La nervosité s’est encore fortement accrue la semaine dernière, pour atteindre son paroxysme vers la fin de la semaine. On le constate par le transfert des avoirs bancaires vers les obligations d’État dans le monde entier. Les obligations d’État à dix ans ont atteint des cours annuels records, avec pour résultat qu’elles ne rapportent presque plus rien. En Suisse, le rendement de l’emprunt de la Confédération à dix ans est tombé à moins de 0.9 %. Dans le contexte des perspectives d’inflation actuelles, cela s’apparente plutôt à une perte de valeur réelle. Les rendements ne devraient pas s’attarder longtemps dans cette zone. Les spécialistes continuent d’estimer qu’une crise financière comme celle des années 2008/09 n’est pas réaliste. Les banques et les assurances sont généralement beaucoup plus résistantes. Parallèlement, il est éventuellement possible de tirer profit du faible niveau des rendements pour contracter un crédit hypothécaire à long terme à des conditions inférieures à 2 % avant que les taux d’intérêt à long terme ne remontent. Dans la zone euro, le taux directeur indicatif a été relevé la semaine dernière à un solide 3.0 %. Une sage décision de la Banque centrale européenne, qui a confirmé ainsi sa détermination à lutter contre l’inflation. Lors de sa réunion de vendredi, elle a à nouveau examiné de manière approfondie la question de savoir si les banques européennes avaient ou non un problème de fond. La réponse fournie a été négative. Quelques heures plus tôt, l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers et la Banque nationale suisse, qui disposent de «toutes les informations pertinentes en matière de surveillance», avaient déjà informé conjointement et sans équivoque que les «problèmes rencontrés par certains établissements bancaires aux États-Unis ne présentent pas de risque de contagion directe pour le marché financier suisse». Toutefois, les autorités de surveillance ont insisté pour que la situation du Credit Suisse soit clarifiée d’ici dimanche soir dans l’intérêt de la clientèle et de la place financière. C’est désormais clair : l’UBS reprendra le Credit Suisse et disposera de suffisamment de liquidités pour gérer financièrement cette transaction et toutes les conséquences y relatives. Le fait de savoir si la Réserve fédérale américaine augmentera une nouvelle fois son taux directeur à l’issue de sa réunion de deux jours mercredi prochain demeure incertain. Toujours est-il que le cycle d’augmentation des taux directeurs touche à sa fin et qu’une phase de faiblesse se dessine pour le dollar. Jusqu’à présent, les perspectives d’une rémunération élevée ont soutenu la monnaie, mais à court et moyen terme, les rendements ont baissé massivement dans la zone dollar. Bien que les doutes sur la stabilité du système financier persistent encore quelque peu dans le monde entier, les baisses des actions sont restées indifférenciées. Dans le contexte européen, des valeurs énergétiques solides comme BP ont perdu 14 % depuis le 8 mars, tout comme AXA Assurances ou la grande banque britannique HSBC, qui a sauvé la branche européenne de la Silicon Valley Bank la semaine dernière. En Suisse également, la vague de ventes s’est fait sentir, de Swiss Life et Swiss Re (-11 % chacune) à Zurich (-10 %). Les valeurs financières comme Partners Group et Swissquote (-14 % chacune) ont été encore un peu plus touchées, sans lien justifié. Ainsi, le Swiss Market Index a terminé la semaine à 10’613 points (-1.4 %), glissant ainsi légèrement dans le rouge par rapport au début de l’année.
Cette semaine, le stress qui règne actuellement sur le marché continuera à déployer ses effets. L’incertitude dans le secteur financier pourrait réduire l’appétit pour le risque de nombreux investisseurs dans un avenir proche. Or, les phases marquées par la peur offrent souvent des opportunités intéressantes pour les nouveaux placements. Il sied également de souligner que les données fondamentales de l’économie sont relativement saines.
La semaine dernière, le fait que la Grande-Bretagne ne tomberait non seulement pas en récession mais qu’elle devrait connaître une croissance solide cette année, a été confirmé. De bonnes nouvelles sont également arrivées des pays du sud de l’Europe (Italie, Espagne). En Allemagne, l’enfant terrible européen de l’année en cours, les instituts de recherche économique allemands prévoient un développement économique modéré. En revanche, tous sont à nouveau nettement plus confiants pour l’année 2024. Par exemple, l’institut Ifo de Munich prévoit une croissance de 1.7 % pour l’année prochaine.
Aux États-Unis aussi, la récession est reportée à nouveau. Le produit intérieur brut devrait augmenter de 2.5 % au premier trimestre. La plupart des pronostics réalisés à l’automne tablaient encore sur une baisse. L’estimation «PIB maintenant» de la Fed d’Atlanta est même de 3.2 % de croissance du produit intérieur brut. Les bilans sous-jacents sont solides dans la plupart des secteurs. On ne constate pas de faillites importantes. Les entreprises tentent de stabiliser leurs marges bénéficiaires en réduisant leurs effectifs. Les premiers signes d’une diminution de la pression salariale sur le marché du travail se multiplient.
Nous considérons que les valorisations des actions sont justes, en partie même bon marché, et que les primes de risque sont certainement redevenues attractives à certains endroits. Nous estimons par exemple qu’il est exagéré de considérer l’ensemble du secteur bancaire et des assurances comme vulnérable à la crise, compte tenu des récents événements concernant la Silicon Valley Bank et le Credit Suisse. Nous continuons à privilégier les principales entreprises suisses dont les modèles d’affaires sont exceptionnellement attractifs. Nous nous concentrons également sur des stratégies axées sur le rendement. Pour environ 80 % de nos actions, les dividendes vont augmenter au printemps 2023.
Journée de randonnée de Zugerberg Finanz – mai 2023
Le vendredi 5 mai 2023 (date de remplacement : vendredi 12 mai 2023) aura lieu la 16e édition de la journée de randonnée de Zugerberg Finanz. L’itinéraire nous mènera de Baar au Gubel en longeant le Lorzentobel, puis nous ramènera à Baar via Neuägeri. La promenade s’achèvera par notre traditionnel apéro dans le magnifique jardin du Lüssihof.
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KidsDay de Zugerberg Finanz – mai 2023
Le mercredi 17 mai 2023 aura lieu en collaboration avec la Fondation Next Sport Generation, la 9e édition des Zugerberg Finanz KidsDay à Steinhausen. Les enfants âgés de 6 à 12 ans peuvent s’inscrire à cet après-midi de football récréatif. Le lieu de la rencontre est le complexe sportif d’Eschfeld à Steinhausen. Les matchs se dérouleront entre 13h00 et 17h00.
Conseil consultatif en matière économique et financière de Zugerberg Finanz – juin 2023
Le jeudi 15 juin et le mardi 20 juin 2023 aura lieu la 31e édition du Conseil consultatif en matière économique et financière de Zugerberg Finanz au Theater Casino de Zoug et au KKL de Lucerne. Lors de cet événement, nous vous informerons sur l’actualité de l’économie et des marchés internationaux des capitaux ainsi que sur l’évolution de notre gestion de fortune.
Le programme et les modalités d’inscription vous seront communiqués à une date ultérieure sur notre site Internet.