La situation de l’industrie du tourisme est en voie d’amélioration. Les spécialistes de l’économie ont observé que, alors que le monde apprend progressivement à vivre avec le virus, les consommateurs du monde entier avaient donné la priorité aux voyages et au tourisme pour leurs dépenses de l’été 2022. Conséquence: une croissance de l’ensemble de l’industrie des services. En revanche, les consommateurs diminuent leurs dépenses pour les marchandises. De nombreux commerces annoncent déjà des stocks bien remplis, surtout aux Etats-Unis, ce qui laisse présager un affaiblissement des commandes au cours des prochains mois. La demande en matière de voyages sur de longues distances est considérable, ce qui constitue une opportunité pour procéder à des augmentations de prix, par exemple sur les billets d’avion (notamment + 25 % par rapport à l’année précédente aux Etats-Unis) et les locations de voiture.
Il y a deux ans seulement, des sociétés telles qu’Avis et Europcar parvenaient de justesse à éviter la faillite. Entretemps, elles ont repris de fortes couleurs. Ainsi, le groupe Avis Budget a vu son action augmenter de près de 1200 % depuis mars 2020. Pour sa part, Europcar a été reprise par un consortium mené par le groupe Volkswagen. Les compagnies de croisières, qui avaient subi des pertes se chiffrant en milliards et fortement souffert lors de la pandémie, espèrent désormais un redémarrage important de leur activité, principalement sur les marchés clés d’Amérique du Nord, des Caraïbes et d’Europe.
Malgré une augmentation des risques de stagflation aux États-Unis au cours de ces derniers mois, nous restons prudemment optimistes sur la reprise économique mondiale. Le principal obstacle viendra selon nous de la Chine, si celle-ci persiste avec sa politique de zéro Covid. En effet, les problèmes qui en résultent sur le plan des chaînes d’approvisionnement nourrissent l’inflation, à l’instar de la politique d’embargo dans le domaine de l’énergie.
Malgré une hausse de la production, la demande mondiale en pétrole et en gaz est si forte, même en été, qu’il est possible d’imposer des marges plus élevées dans l’extraction comme dans les raffineries et les stations-service. La peur de l’inflation entoure principalement les économies publiques très gourmandes en énergie, comme les États-Unis. Pour les ménages américains, le prix du plein d’essence représente une question beaucoup plus importante que celle de la gestion de la crise en Ukraine ou de la politique d’embargo contre l’Iran et le Vénézuela. La bataille pour les élections de mi-mandat pourrait bien se jouer à la pompe à essence. Parmi les démocrates américains, les taux d’approbation pour leur Président Joe Biden sont pitoyables, depuis que le prix d’un gallon d’essence a dépassé les 5 dollar en de nombreux endroits.
Parallèlement, les inquiétudes liées à l’inflation affligent également les détenteurs de comptes sans intérêts. Dans ce cadre, les perspectives s’améliorent toutefois sur le plan des placements réels et même des placements nominaux (emprunts). L’inflation sous-jacente aux États-Unis a tendance à baisser selon l’importante méthode de mesure PCE (après le pic de février, elle est tombée à 4.9 %, soit le dernier taux enregistré en décembre 2021) et selon la méthode de mesure du panier-type (elle est passée de 6.2 % en avril à 6.0 % en mai).
Pendant une longue période, l’intégration d’obligations dans un portefeuille mixte était un choix qui se justifiait difficilement. Or, depuis le début de l’année, des emprunts s’élevant à plusieurs milliards ont inondé le marché. Ces flux ont pris leur source dans un premier temps aux États-Unis, pour s’étendre ensuite sur toute la planète. Entretemps, les cours ont subi une telle dégringolade que les emprunts peuvent à nouveau être considérés, tout au moins sous une forme sélective, comme une partie importante d’un portefeuille équilibré. En Europe, les primes de risque moyennes ont augmenté pour atteindre 1.8 % sur le segment «High Grade» et 5.0 % pour le «High Yield». Il s’agit des majorations des rendements des emprunts d’État concernés, qui sont récemment revenus dans la zone positive. Depuis lors, les emprunts d’État allemands à dix ans dégagent un rendement de 1.4 % pour des prévisions d’inflation de 3.5 % (2023) et de 2.1 % (2024).
Compte tenu du taux d’inflation, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé pour la première fois après plus d’une décennie la fin de sa politique monétaire accommodante. Pourtant, l’annonce d’une hausse initiale des taux de 0.25 % seulement en juillet se situe dans la tranche inférieure de la fourchette des attentes. La BCE ne prend toutefois pas le risque de voir les anticipations d’inflation à long terme continuer à augmenter. Lors de sa réunion de septembre déjà, l’on s’attend à une augmentation de 0.5 % du taux directeur. Dans un avenir proche, la Banque nationale suisse (BNS) pourrait elle aussi utiliser cette marge de manœuvre afin d’augmenter le taux directeur, qui se situe toujours à -0.75 %.
Comme prévu, la BCE mettra fin à son programme d’achat d’obligations début juillet. Cette perspective a notamment engendré ces dernières semaines une hausse du rendement des obligations d’Europe du Sud. Depuis le début de l’année, les rendements des obligations à dix ans ont grassement augmenté de 209 points de base à 2.6 % (Espagne) et de 248 points de base à 3.6 % (Italie). Ce faisant, la différence par rapport aux rendements des emprunts souverains allemands se situe à son plus haut niveau depuis mai 2020. La fragmentation au sein de la zone euro est de retour à plein régime et constitue un défi supplémentaire pour la BCE. Ceux qui investissent dans des emprunts allemands risquent des rendements réels négatifs à long terme. En revanche, ceux qui prennent le risque de l’Italie ont la chance de passer une décennie avec des rendements réels fortement positifs.
Mesdames et Messieurs,
Nous sommes très heureux de vous communiquer la nouveauté suivante :
Mandat Revo et 3a Revo – Nouvelle stratégie «RevoDividendes»
Dans le domaine des stratégies Revo, nous lançons aujourd’hui officiellement la stratégie «RevoDividendes», qui vient compléter les stratégies Revo1-Revo5. La stratégie «RevoDividendes» est un pur portefeuille d’actions à dividendes. Sa part d’actions peut représenter jusqu’à 100 %. Il est en outre possible d’y inclure des liquidités, mais pas d’autres catégories de placements. Avec le lancement de RevoDividendes, nous honorons la demande croissante en stratégies en actions, en particulier en stratégies de dividendes. Cette stratégie constitue le complément idéal à Revo5, lequel comprend également typiquement, outre les actions, du private equity et des high yield bonds.
La stratégie est disponible dès aujourd’hui pour vous et vos clients, tant pour la fortune libre (Revo) que pour le 3e pilier (3a Revo).
Nous attirons votre attention sur le fait que, pendant une première phase, la stratégie RevoDividendes ne pourra être mise en œuvre qu’auprès de Swissquote (banque de dépôt). La mise en œuvre technique et le lancement auprès de la bank zweiplus sont prévus pour le quatrième trimestre 2022.
Pour tout renseignement complémentaire, votre conseillère ou votre conseiller financier personnel reste bien entendu à votre disposition.
Cordialement,
Timo Dainese CEO, Fondateur et partenaire dirigeant
Zugerberg Finanz AG