Rapport hebdomadaire 06/2021

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Des perspectives toujours aussi réjouissantes pour les actions

Le Swiss Market Index a terminé la semaine à 10’755 points et se veut donc 0,5% plus haut qu’au début de l’année. Le large indice européen Stoxx Europe 600 (+2,6%), au sein duquel la Suisse est représentée avec une part de près d’un sixième, et l’américain S&P500 (+3,5%) affichent des niveaux nettement plus élevés. Les actions indiennes (+6,2%) ont quant à elles particulièrement progressé depuis le début de l’année. Actuellement, le SMI est «accablé» par ses poids lourds Nestlé, Novartis et Roche qui, tous, se trouvent en territoire négatif. Nos poids lourds Swiss Life, Sika (+4% chacun) et Partners Group (+6%) s’en sont quant à eux nettement mieux sortis ici. Les valeurs technologiques telles que Tencent (+33%), Alibaba (+15%), Alphabet/Google (+18%) et la suisse u-Blox (+24%) sont également en nette progression depuis le début de l’année. Le marché se montre également particulièrement confiant vis-à-vis des actions d’infrastructures telles que Veolia Environnement (+15%), BKW (+10%) et Orpea (+8%). Et nous n’en sommes seulement qu’à la semaine 6 d’une année qui pourrait se révéler remarquable pour les placements réels.

Pour le moment, on ne peut que constater que l’estimation confiante des investisseurs pour les deux années à venir se reflète également dans les évolutions positives sur les marchés d’actions. Ces derniers jours, les investisseurs institutionnels avant tout ont découvert la rapidité avec laquelle des obligations soi-disant «sûres» peuvent essuyer des pertes de valeur. L’indice Swiss Bond Index des obligations de la Confédération («Swiss Bond Domestic Government Index») a chuté d’un peu plus de 2,7% depuis le début de l’année. Cette tendance est due aux attentes élevées en matière d’inflation. Certains investisseurs ont jeté leurs emprunts fédéraux sur le marché, et le rendement des obligations à dix ans a de nouveau augmenté à -0,4% pour la première fois depuis le mois de juillet 2020. Avec des taux d’intérêt en hausse plane la menace de pertes supplémentaires sur les obligations d’État, sans pouvoir compter sur un rendement à échéance positif.

Au vu des perspectives économiques positives, comme chacun sait, nous nous concentrons sur les obligations d’entreprises. Depuis le début de l’année, celles-ci ont progressé sur une fourchette comprise entre 0,4% et 1,1%, selon la propension au risque. Toutes les tendances de ces derniers jours et semaines devraient s’accentuer davantage dans le courant de l’année. La croissance économique en hausse accable le prix de l’or. Le prix de l’once a chuté de 4,5% dans les premières semaines de cette année, tombant à 1’811 dollars. L’indice des fonds immobiliers suisses a lui aussi chuté (-1,8%); traditionnellement, celui-ci présente une forte corrélation avec le Swiss Bond Index. Par ailleurs, depuis le début de l’année, l’action défensive Nestlé affiche elle aussi une notation bien plus basse (-4%). Toutefois, nous considérons celle-ci comme attractive. L’impatience des investisseurs déplace le point de mire sur les événements à court terme. C’est pourquoi les valeurs du groupe pharmaceutique et de diagnostic Roche ont également connu une évolution décevante après la publication des résultats. Nous accordons une importance bien plus grande à HBM Healthcare (+6% depuis le début de l’année) qui est parvenue à nous convaincre avec plusieurs nouvelles positives ces dernières semaines.

Sujet de la semaine : Rendement à travers l'«épargne d'actions»

Les actions ont progressivement évincé les obligations. En effet, non seulement celles-ci représentent une source de rendement attractive, mais elles sont également associées à un plus faible risque à long terme. En tout cas, les perspectives de rendement des obligations d’État ne suffisent plus depuis longtemps au maintien du capital réel. Par conséquent, les dividendes prennent la place des coupons d’obligation. Autrefois, il y avait encore les obligations de caisse et des obligations avec lesquelles il était possible de gagner trois, quatre, voire même cinq pour cent d’intérêts. Pour être plus justes dans nos propos, nous devons toutefois ajouter que dans cette phase, les taux d’inflation aussi s’élevaient à trois ou quatre pour cent. Ainsi, les clients ne disposaient plus de pouvoir d’achat réel à la fin de l’année. En y regardant de plus près, après l’inflation, les taxes et les redevances, on n’a presque jamais rien gagné pendant de nombreuses années. Au fond, l’environnement réel d’intérêts nuls ou négatifs n’est pas vraiment une nouveauté. En réalité, la nouveauté est seulement qu’il existe désormais également des intérêts nuls ou négatifs au niveau nominal.

C’est pourquoi l’«épargne d’actions» est si importante. Les actions permettent non seulement de préserver les valeurs de patrimoine à long terme, mais également de générer sans cesse un tout nouveau pouvoir d’achat réel. Quiconque aujourd’hui a 66 ans, a, en règle générale, encore des dizaines d’années de vie devant lui. Par conséquent, il est important de ne pas fixer l’horizon de placement sur une durée trop courte, et donc de limiter la quote-part d’actions à bon escient.

Avec un portefeuille largement diversifié, il est aujourd’hui possible d’atteindre environ 2,5% à 3,5%, rien qu’avec les distributions de dividendes, et de mieux stabiliser le portefeuille qu’avec des obligations d’État à long terme. En Europe, nous sommes actuellement à la veille d’un printemps susceptible de battre tous les records en matière de dividendes et nous réjouissons encore plus à l’idée des saisons printanières au cours des deux à trois années à venir. En effet, nous tablons sur des distributions nettement plus élevées aux actionnaires. Contrairement aux entreprises américaines, les entreprises européennes assoient leur distribution de dividendes essentiellement sur leur bénéfice. Aux États-Unis, les sociétés ont plutôt tendance à procéder à des rachats d’actions avec un excédent de capital. Elles vont même jusqu’à émettre des obligations à des taux d’intérêt bas afin de contribuer à une hausse des bénéfices à long terme à travers des programmes de rachat.

Les rendez-vous importants des semaines à venir

8 février 2021 Zone euro : confiance des investisseurs Sentix au mois de février
9 février 2021 Allemagne : balance commerciale et balance des paiements courants au mois de décembre
10 février 2021 États-Unis : inflation sous-jacente et inflation ainsi que revenu hebdomadaire moyen au mois de janvier
12 février 2021 États-Unis : confiance des consommateurs de l'Université du Michigan au mois de fé-vrier

Commentaire

Vendredi dernier, j’ai eu une profonde conversation avec un client potentiel, bien entendu dans le respect des règles Covid de la Confédération. J’avais même préparé une présentation que je n’ai pourtant jamais utilisée. Au contraire, nous avons passé deux heures à discuter de la vie actuelle et de celle à venir, des hauts et des bas à la Bourse ainsi que dans les affaires professionnelles mais aussi privées, et de la période de vie plus calme qui s’annonce désormais.

Il était pour moi important d’écouter patiemment ce jeune retraité de 66 ans et de lui tendre une oreille attentive. Il incarne en quelque sorte un grand nombre de qualités que nous rencontrons sans cesse. Lorsqu’il n’a pas recours au train, il conduit une petite voiture et se fait du souci pour l’environnement et sa postérité. Il s’occupe de ses voisins car il est robuste et déborde d’énergie. Et bien entendu, son épouse l’aurait bien accompagné, mais elle aide actuellement sa fille et garde leurs deux petits-enfants jumeaux.

En plus de la rente de l’AVS et de la PP, sachant qu’ici, quelques années de cotisation difficiles ont laissé des traces, un revenu issu des placements de capitaux devrait encore venir s’ajouter. L’hypothèque est d’ores et déjà bien amortie et désormais fixée pour les neuf prochaines années. Il est ainsi plus facile de budgétiser. Dans la même situation initiale il y a dix ou vingt ans en arrière, on aurait peut-être encore envisagé des obligations, mais dans l’environnement actuel, ils souhaitent investir patiemment dans un portefeuille générateur de dividendes.

Notre conversation fut très intéressante. Bien entendu, nous avons les solutions adaptées. Mais la première étape, mais aussi la plus importante, reste encore de bien comprendre la situation initiale. Et pour cela, nous sommes là pour vous.

Cordialement, Maurice Pedergnana

Données du marché

Marchés d'actions depuis 31/12/2020
SMI 10'755.5 +0.5%
SPI 13'429.3 +0.8%
DAX € 14'056.7 +2.5%
Euro Stoxx 50 € 3'655.8 +2.9%
S&P 500 $ 3'886.8 +3.5%
Dow Jones $ 31'148.2 +1.8%
Nasdaq Composite $ 13'856.3 +7.5%
MSCI EM $ 1'395.4 +8.1%
MSCI World $ 2'773.5 +3.1%
Marchés obligataires depuis 31/12/2020
SBI Dom Gov TR 234.0 –2.7%
SBI Dom Non-Gov TR 119.8 –0.1%
Marchés immobiliers depuis 31/12/2020
SXI RE Funds 474.9 –1.8%
SXI RE Shares 3'018.8 –1.2%
Matières premières depuis 31/12/2020
Pétrole ($/Bbl.) 56.9 +17.2%
Or (CHF/kg) 52'433.0 –2.7%
Cours de change depuis 31/12/2020
EUR/CHF 1.0830 +0.1%
USD/CHF 0.8990 +1.6%
EUR/USD 1.2046 –1.5%
Taux d'intérêt à court terme
3M Prév. 3M Prév. 12M
CHF –0.76 −0.8 - −0.6 −0.8 - −0.6
EUR –0.55 −0.6 - −0.5 −0.6 - −0.4
USD +0.19 0.0 - +0.3 0.0 - +0.3
Taux d'intérêt à long terme
10 ans Prév. 3M Prév. 12M
CHF –0.35 −0.6 - −0.4 −0.3 - −0.1
EUR –0.47 −0.6 - −0.3 −0.2 - +0.2
USD +1.16 +1.2 - +1.4 +1.4 - +1.6
Renchérissement
2021P 2022P 2023P
Suisse 50.0% 120.0% 120.0%
Zone euro 100.0% 150.0% 200.0%
Etats-Unis 160.0% 240.0% 250.0%
Economie (PIB real)
2021P 2022P 2023P
Suisse 500.0% 200.0% 180.0%
Zone euro 600.0% 260.0% 180.0%
Etats-Unis 300.0% 200.0% 220.0%
Global 540.0% 350.0% 350.0%
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