L’économie suisse a essuyé une chute de 8,2% au deuxième trimestre 2020. La consommation a chuté de 8,6%, les investissements en équipements de 11,7% et l’exportation de 14,4%. Seule la consommation publique (+0,2%) a affiché une légère augmentation. Certaines branches telles que l’industrie de l’hôtellerie et de la restauration (-54,2%) ont particulièrement souffert. Cependant, même dans des industries classiques, sensibles à la conjoncture (p. ex. industrie horlogère, industrie du métal et industrie mécanique), d’importantes pertes ont dû être enregistrées en peu de temps.
Toutefois, comparé aux autres pays du monde, la Suisse (-10,5% aux premier et deuxième trimestres cumulés), s’en tire relativement bien. Au premier semestre, ce sont l’Espagne (-22,7%) et la Grande-Bretagne (-22,1%) qui ont le plus souffert. L’ensemble de l’Europe a essuyé un profond recul (-15,2%). En Europe du Nord, les pays que sont la Finlande (-5,0%), la Suède (-8,5%) et le Danemark (-9,2%) s’en sont mieux sortis.
En Chine, où la pandémie s’est déclarée, l’économie s’est vite redressée. Après avoir connu un recul du produit intérieur brut au premier trimestre (-10,1%), le deuxième trimestre (+11,7%) a affiché une nette augmentation, de sorte que le premier semestre a tout de même enregistré une légère croissance du PIB de 0,4%.
Les marchés d’actions devancent à chaque fois la conjoncture, raison pour laquelle il n’est pas surprenant que les cours des chiffres conjoncturels des mois de février à mai laissent relativement indifférents. Au mois d’août, le baromètre conjoncturel du centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l’EPF de Zurich a affiché une nette progression, et ce pour la troisième fois consécutive déjà. Par ailleurs, sa valeur se situe même nettement au-dessus de la moyenne à long terme.
Il est certain que les mesures extraordinaires des gouvernements et banques centrales ces derniers mois ont considérablement contribué à l’apaisement des marchés d’actions. Parallèlement, selon nous, il est improbable que nous ayons vécu la fin de la volatilité. Les conséquences économiques de la pandémie et du confinement consécutif, ordonné par les gouvernements, ne sont pas encore totalement perceptibles.
Même si la reprise s’installe, nous ne devons pas perdre de vue le fait que chaque entreprise fait face à la question de savoir à quel niveau se situent ses capacités. Le chômage partiel peut en conséquence rapidement devenir également un chômage à temps plein effectif. Les Britanniques, en dehors de l’UE, luttent désormais avec des perspectives de croissance à long terme, plus basses. Taïwan, également appelée la République de Chine, est pris dans les rouages des deux superpuissances qui se battent le leadership technologique. Les querelles commerciales internationales continuent de s’amplifier et la menace d’une nouvelle perte de valeur pèse sur le dollar. Rien de toutes ces choses n’a disparu. Toutefois, dans ce monde aux multiples facettes, nous voyons encore et toujours suffisamment de raisons de faire preuve d’optimisme pour la prochaine phase du cycle conjoncturel. La semaine dernière, le Swiss Market Index (SMI) n’a presque pas évolué (-0,5%).
Un pays fortement endetté espère une inflation. En effet, ainsi, la monnaie sera dépréciée. Cependant, bien évidemment, le ministre des Finances tout comme la banque centrale espèrent ne pas connaître une inflation trop forte. On souhaite une inflation rampante qui, doucement et en silence, en tout cas de manière quasi invisible, réduit progressivement et en continu la valeur réelle des dettes publiques.
Les titres de dettes publiques ne restent pas cachés. La plupart sont détenus par des banques, des compagnies d’assurance et des caisses de pension. Ces établissements disposent alors, à court terme, de titres liquides, sécurisés dans leurs bilans. À long terme, ces titres peuvent être toutefois également qualifiés de «titres avec perte garantie».
14’000 milliards de dollars: il s’agit là du volume des obligations avec un rendement à échéance nominal négatif. En réalité, ce volume est bien plus grand. En effet, dans la plupart des États, l’inflation est supérieure à 0,0%. En ce sens, ce que Jerome Powell, président de la banque centrale américaine, la Federal Reserve (Fed), a présenté la semaine dernière, est au fond effrayant. La Fed vise une inflation moyenne de 2%. Si cet objectif n’est pas atteint, le manque sera ultérieurement compensé par un dépassement toléré.
Cette stratégie est associée à un risque d’immenses pertes réelles à long terme sur les obligations d’État. Inversement, les entreprises et ménages privés peuvent exulter de joie: les capitaux de tiers vont continuer à rester très bas pendant encore longtemps, jusqu’à ce que l’inflation augmente considérablement. En fin de compte, il en résulte un renforcement des mouvements de capitaux dans les valeurs réelles (actions, immobilier et parfois obligations d’entreprise).
Cependant, des mutations géographiques peuvent en découler. Un dollar faible indique souvent une situation prometteuse de l’économie mondiale d’un point de vue conjoncturel. Le dollar sera vendu et investi dans d’autres zones monétaires, notamment dans des placements prometteurs en Europe et en Asie. La semaine dernière, le plus grand fonds de capital-risque d’Europe, le Fonds d’investissement européen, a par exemple expliqué que depuis plusieurs années, les rendements dans le marché du Venture Capital européen dépassent ceux du marché américain.
Mercredi 14 octobre 2020 aura lieu la 7e édition du Zugerberg Finanz KidsDay, en collaboration avec la fondation Next Sport Generation. Le tournoi de football destiné aux enfants nés entre 2008 et 2014 sera organisé au complexe sportif Eschfeld à Steinhausen. Le coup d’envoi sera donné à 13h00 et le coup de sifflet final à 17h00.
Les filles et garçons inscrits seront répartis dans des équipes mythiques comme le Bayern München, la Juventus de Turin ou le FC Lucerne. En équipe de 5 à 7 joueurs, ils se disputeront les meilleures places du classement dans le cadre d’un tournoi organisé un mercredi après-midi.
Chaque enfant recevra un maillot et un kit de démarrage rempli de goodies. Boissons et fruits seront mis à la disposition des enfants qui pourront s’en délecter à volonté. Par ailleurs, un concours et un cadeau surprise sur le thème du foot attendent les enfants. Le plein d’émotions, de rencontres et de plaisir, pour petits et grands.
En tant que partenaire principal du Zugerberg Finanz KidsDay à Steinhausen, la société Zugerberg Finanz invite les enfants de ses clientes et clients ainsi que de ses partenaires gratuitement.
Pour en savoir plus sur le projet KidsDay et connaître les impressions des participants des éditions passées, rendez-vous sur www.kidsday.ch et sur notre galerie photos.
Cordialement, Timo Dainese