Actuellement, les prévisions de croissance pour l’Amérique du Nord sont revues à la baisse et celles pour l’Europe à la hausse, ce qui se reflète sur les marchés boursiers. Le Swiss Market Index (+0.6 % par rapport à la semaine précédente) continue à évoluer sur une trajectoire positive, comme les marchés européens.
Quant au Swiss Bond Index, il était dernièrement inférieur de 2.2 % à son niveau du début de l’année. Nous avons toutefois pu éviter cette évolution au sein de nos stratégies de portefeuille grâce à nos solutions obligataires, pour lesquelles nous continuons à enregistrer globalement une légère hausse depuis le début de l’année. Après une évolution en dents de scie, le rendement des bons du Trésor américain affiche à nouveau 4.3 %, soit à peu près au milieu de la marge de fluctuation de 3.6 % à 4.8 % du dernier semestre.
La Banque centrale européenne a, comme prévu, baissé ses taux directeurs. Mais le taux directeur perd actuellement sa fonction de signal, car il s’est découplé de l’évolution des taux à long terme. C’est pourquoi le flou règne quant au fait de savoir si la prochaine étape aura lieu dès la réunion du mois d’avril. Car la BCE nourrit quelque inquiétude concernant les grandes annonces de politique financière concernant la relance de la croissance pour la sécurité et les infrastructures européennes. Un rapprochement est manifestement en train de s’opérer en Europe entre les « États-Unis sans l’Amérique », qui assument leurs responsabilités en matière de politique de sécurité et diminuent leur dépendance envers Washington.
Alors que l’optimisme en matière de croissance se répand en Europe, les États-Unis connaissent une situation opposée. Il semble que le président entende infliger à sa population de nombreuses « souffrances » jusqu’à ce que tous puissent enfin profiter de « l’âge d’or en Amérique ». Ce faisant, il envoie également un message clair aux investisseurs : durant cette phase de « révolution », son regard n’est pas axé sur Wall Street. S’il est vrai qu’après la récente baisse des cours des actions, les principaux indices évoluent en dessous des lignes de tendance à moyen et long terme, ils n’ont pas (encore) atteint une phase de correction ou de baisse à part entière.
Récemment, le S&P 500 s’échangeait à seulement 6 % en dessous de son plus haut. Pour l’indice technologique du Nasdaq, ce sont 9 % Le dollar s’étant déjà déprécié de 3 % par rapport au franc suisse depuis le début de l’année, la baisse se fait plus fortement sentir dans les portefeuilles suisses. Pour certaines entreprises, le message a été dur. Depuis quelques semaines, Hewlett Packard Enterprise, une icône de la branche technologique de la Silicon Valley, a chuté de près de 40 % pour atteindre un niveau qui n’avait plus été observé depuis quatre ans. Le fabricant de serveurs a en effet annoncé que ses bénéfices de l’année prochaine seraient affectés par les taxes douanières, la faiblesse des marges sur les ventes de serveurs et des problèmes d’exécution. L’entreprise est en train de supprimer 3000 emplois.
Avec sa politique douanière, Donald Trump a suscité des inquiétudes accrues quant à la conjoncture mondiale, et les prix du pétrole brut, mais aussi ceux du mazout et de l’essence ont chuté. La « pression politique » exercée par Washington aurait également conduit les pays producteurs de pétrole à augmenter leur production à partir d’avril, à des prix plus bas. De plus, le président américain envisage un assouplissement des sanctions pétrolières contre la Russie, ce qui aurait un impact sur l’offre mondiale de pétrole.
Jusqu’ici, la hausse des rendements de référence a été importante. Au début de l’année, les obligations de la Confédération à dix ans ne rapportaient que 0.2 %. Entretemps, elles ont déjà légèrement dépassé les 0.6 %, soit une augmentation d’environ 40 points de base. Cette hausse s’est établie de manière synchrone dans toute l’Europe. Ce faisant, les obligations concernées ont subi des pertes de cours d’une ampleur exceptionnelle. Selon les statisticiens, la dernière perte comparable sur les obligations à court terme remonte à la chute du mur de Berlin en 1989, même si cela avait à l’époque permis à une période de croissance plus longue de se développer à moyen terme.
Le contexte actuel est à nouveau celui d’un tournant historique et nous avons une fois de plus une importante opportunité de croissance à l’échelle de notre siècle. L’abandon brutal de l’Europe par les États-Unis signifie que les États européens devront s’occuper bien plus eux-mêmes de sécurité, de paix et d’infrastructures. A cette fin, des sommes énormes sont nécessaires, mais la volonté semble exister : la formule « whatever it takes » – quoi qu’il en coûte – est désormais utilisée par Friedrich Merz, qui sera probablement le prochain chancelier allemand. Il n’y a pas d’alternative au réarmement.
Pourtant, il s’agit de rester modestes : la route vers des capacités de défense efficaces sur terre, dans les airs et dans le cybermonde est encore longue. Un certain temps sera également nécessaire pour améliorer les routes, les voies ferrées, les lignes électriques ainsi que les institutions de recherche et d’éducation. Dans le même temps, nous ne devons pas oublier qu’il existe des initiatives magnifiques pour faire avancer la recherche de pointe en Europe. Par exemple, la famille bâloise Staehelin a mis à disposition un montant de plusieurs dizaines de millions de francs provenant de fonds privés pour la recherche de pointe dans le domaine de l’informatique quantique. Et le fondateur de Lidl, Dieter Schwarz, a fait un don d’une somme comparable pour un centre de compétences en intelligence artificielle, soumis à la condition que l’ETH Zurich transforme la petite ville de Heilbronn, berceau de Lidl, au nord de Stuttgart, en un centre de formation et de recherche de premier plan au niveau international.
Le manque de main-d’œuvre qualifiée constitue un obstacle de taille pour l’Europe. Et la situation générale s’aggrave compte tenu du défi démographique que représentent les faibles taux de natalité. À cela s’ajoute le manque de volonté d’intégrer les migrants hautement qualifiés et une volonté de travailler en baisse parmi les jeunes. Quoiqu’il en soit, la confiance reste de mise. Nous sommes actuellement face à une opportunité énorme de moderniser l’ensemble de l’économie européenne et de faire renaître la compétitivité européenne.
Ateliers de l’économie de Zugerberg Finanz à l’intention des jeunes 2025 – Compte-rendu
Ces deux derniers samedis 1 et 8 mars 2025 ont eu lieu chez nous au Lüssihof les Ateliers de l’économie de Zugerberg Finanz à l’intention des jeunes. 50 jeunes âgés de 13 à 18 ans ont écouté avec beaucoup d’intérêt notre économiste en chef, le professeur Maurice Pedergnana. De plus, ils ont pu se mettre à l’épreuve en tant que testeurs de produits, mettre en pratique leurs connaissances dans le cadre d’un jeu de bourse et ainsi apprendre beaucoup de choses intéressantes sur l’économie et les marchés financiers. Pour plus d’informations (en allemand), cliquez ici.
Point sur le marché de Zugerberg Finanz – mars 2025
Le prochain point sur le marché de Zugerberg Finanz aura lieu le lundi, 24 mars 2025 et sera consacré à la thématique des « taux d’intérêt et de l’inflation ».
Date : Lundi 24 mars 2025 Heure : 08h00 (25 minutes avec Q&A) Langue : Allemand Support : Événement en ligne via Zoom
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Séance d’information pour particuliers en suisse-allemand – Placer son argent est aussi une question de confiance
Le jeudi 3 avril 2025 aura lieu chez nous au Lüssihof une séance d’information destinée aux particuliers. Cette séance s’adresse principalement aux personnes qui souhaitent faire plus ample connaissance avec notre organisation.